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    Retour du spot publicitaire au cinéma : 2,5 millions de DH de chiffre d'affaires attendus en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Pendant les années 60, le cinéma et la presse ont constitué les seuls supports de publicité au Maroc. Avec l'avènement de la télévision, le cinéma a été mis au «placard» pendant longtemps. Aujourd'hui, il marque son retour dans les média-plannings.

    LES spots publicitaires se réconcilient avec les grands écrans. Depuis presqu'un an, les cinéphiles «consomment» des films de cinéma publicitaires sur des produits tels Fregalior, BCM, Crush...
    C'est l'agence Publivision, régie de Havas Maroc, qui se charge de la commercialisation des espaces. La publicité dans les salles de cinéma a marquée son retour dès le début de l'année 1996. Jusqu'à cette date, les salles de cinéma ne diffusaient que les publicités de cigarettes. A elles seules, elles enregistraient un chiffre d'affaires de 2,5 millions de DH. Aujourd'hui, avec l'interdiction des passages publicitaires du tabac, Publivision table sur le même chiffre d'affaires, alors que la prospection pour l'année 1996 a démarré au moment où les budgets étaient déjà établis. Les responsables de la régie sont optimistes. «L'année 1996 aura été une année de démarrage. La vraie relance du cinéma publicitaire se fera en 1997», affirme M. Mohamed Bennani, responsable de Publivision. Il ajoute que les prix de diffusion restent très abordables.

    Un taux de mémorisation de 60%


    Pour 1.170 DH, l'annonceur peut s'offrir dans l'une des meilleures salles de Casablanca un passage de 30 secondes trois fois par jour, durant une semaine. Le prix au mille contact (1.000 personnes ciblées) est certes supérieur à celui de la télévision, mais justifié par le taux de mémorisation, explique en substance M. Bennani.
    Un film de cinéma publicitaire bénéficie, selon des études effectuées à l'étranger, d'un taux de mémorisation de 60% contre 15% en moyenne pour un film TV. Et pour cause: la saturation des écrans TV pousse au zapping. Le grand écran offre, en outre, un confort visuel, sonore et une disponibilité psychologique de la cible. En outre, précise M. Bennani, le cinéma assure une très bonne sélectivité géographique. Il permet en effet de mener une campagne à l'échelle d'une région, d'une ville ou même d'un quartier. «C'est un média d'une grande proximité. En programmant, à titre d'exemple, des films publicitaires concernant des produits qui se vendent au cinéma, le taux de mémorisation ne sera que plus grand», argumente M. Bennani. Aux yeux du responsable de Publivision, le média cinéma, qui cible une audience essentiellement urbaine, permet aussi une sélectivité au niveau des catégories socio-professionnelles. Selon M. Bennani, le retour du spot au cinéma ne constitue pas un réel danger pour la télévision. Les supports publicité devraient être complémentaires. «Une campagne réussie se base sur une synergie entre l'impact de tous les supports utilisés», insiste M. Bennani.

    Le kinescopage


    La reprise du spot au cinéma découle essentiellement de l'engouement des spectateurs pour ce septième art. Ainsi, malgré l'attrait de la télévision, explique M. Bennani, les spectateurs deviennent plus exigeants en matière des programmes, notamment les longs métrages. Il ajoute par ailleurs que les tarifs des séances de cinéma étant relativement abordables, les spectateurs renouent avec les spectacles en public. De plus, les salles marocaines offrent aujourd'hui de nouveaux films de qualité qui sont programmés parfois en première vision en même temps qu'en Europe. L'introduction au Maroc du kinescopage joue en faveur de cette reprise des spots au cinéma. Il s'agit d'une technique qui permet de transformer le film vidéo (utilisé à la télévision) en film 35 mm pour le cinéma. Le coût de cette transformation oscille entre 12.000 et 15.000 DH pour un film de 30 secondes.

    La technique du kinescopage est utilisée par les annonceurs pour des films réalisé en vidéo. L'idéal est de tourner directement le film publicitaire en 35 mm. «La qualité de l'image sera supérieure au niveau des couleurs, de la définition même si le spot passe à la télévision», assure-t-il.
    Le parc cinéma au Maroc comporte aujourd'hui plus de 200 salles qui couvrent les zones urbaines et semi-urbaines du pays. Avec l'avènement de la télévision, la création d'une deuxième chaîne, le cinéma a connu une période de crise dans les années 70 et 80. Grâce à une politique de modernisation, il est en train de surmonter cette difficulté. Ainsi, quelque 30 nouvelles salles ont été construites au cours des dix dernières années et de nombreuses autres ont été rénovées et leur matériel de projection entièrement modernisé.

    Badra BERRISSOULE

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