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    Economie

    Port Tanger-Atlantique: Cinq candidats pour une concession

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Le Ministère des TP s'entoure de conseillers, juridique et financier, pour le projet de concession du port Tanger-Atlantique. Le volet juridique est pris en charge par Me Amine Cherif et les aspects financiers par le groupement anglo-saxon Chase- Mercer.


    La liste des groupements d'entreprises autorisés à participer à l'appel d'offres de la concession du port de Tanger-Atlantique est définitivement arrêtée. Il s'agit de l'Américain Bechtel-ICTSI, des Français GTM-Entrepose, Bouygues-CMA-Bymaro, et Campenon Bernard-SGTM-Dredging Int-Entracanales y Tavora et de l'Espagnol Dragados-FCC. Ces cinq groupements pré-qualifiés sont autorisés à s'ouvrir à d'autres entreprises pour renforcer leurs compétences.
    L'appel d'offres qui sera lancé le 15 septembre prochain concerne la concession de la construction, de l'exploitation et de l'entretien du nouveau port Tanger-Atlantique. L'option de concéder l'exploitation et la maintenance de l'actuel port de Tanger au même groupement d'entreprises n'est pas écartée. D'ailleurs, pour éviter une concurrence déloyale à l'égard du nouveau port, le Ministère des Travaux Publics envisage de redéployer les activités de l'ancien vers les trafics de passagers, de pêche et de plaisance.
    Une équipe de gestion du projet constituée de membres du Ministère des TP, de l'ODEP, de la Direction des Ports et du Ministère des Finances a été mise en place.
    Mais la nouveauté réside ailleurs: le Ministère s'est entouré de conseillers. Le volet juridique du dossier est supervisé par Maître Amine Chérif, un avocat de stature internationale, artisan du contrat de concession de Jorf Lasfar signé l'an passé entre l'ONE et le groupement ABB-CMS. La Chase Manhattan Corporation est pressentie pour être conseiller financier du projet. Un contrat en cours de négociation devra être finalisé et paraphé cette semaine.

    Expertise anglo-saxonne


    La Chase sera assistée dans sa mission par Mercer Management Consulting, cabinet spécialisé à l'échelle internationale dans le transport et la logistique. "L'originalité de l'opération réside dans la désignation d'experts anglo-saxons de renommée mondiale",
    indique M. Karim Ghellab, directeur des Programmes et des Etudes au Ministère des TP. C'est aussi la première fois que ces deux partenaires opèrent en Afrique du Nord.
    Leur mission va porter notamment sur l'élaboration d'une étude de marché approfondie du nouveau port. Il s'agit de mesurer son potentiel de trafic, compte tenu de la concurrence à la fois des ports espagnols et marocains. "Mercer dispose d'une base de données internationale sur les trafics portuaires, qui permet d'avoir une idée précise sur le marché et les prix pratiqués".
    Autres volets de la mission: la mise sur pied d'un mémorandum de financement du projet et la préparation des documents relatifs à l'appel d'offres.

    D'après le Ministère des TP, la rémunération des conseillers s'effectuera pour partie sur le Budget général de l'Etat, le reliquat étant à la charge de l'investisseur. Dans la pratique, les honoraires pour ce type d'opérations avoisinent 1% du montant du contrat.
    Situé sur l'Atlantique et pourvu d'une zone industrielle et d'une zone franche, le futur port d'éclatement dispatchera les marchandises vers d'autres ports. Implanté à 20 km au Sud de Tanger, près de l'aéroport Boukhalef, le futur port est présenté comme un pôle d'infrastructure de haut niveau destiné à promouvoir le développement du Nord.
    Le schéma de réalisation retenu est celui du BOT (Build-Own-Transfert: construire, exploiter en propriétaire et le transférer).
    La réalisation de ce projet nécessitera la mobilisation de 300 millions de Dollars, soit environ 2,7 milliards de DH. Le mode de financement par voie de concession est utilisé pour la première fois au Maroc dans le secteur des infrastructures portuaires.

    Mouna KABLY & Mouhamed CHAOUI

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