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    Economie

    Organismes sous tutelle: Les auditeurs refusent de certifier les comptes

    Par L'Economiste | Edition N°:749 Le 18/04/2000 | Partager

    . Les huit auditeurs assurent n'avoir décelé aucune malversation et que les anomalies concernent "des fautes de classement"


    LES résultats de l'audit général sur les OST, lancé au cours du dernier trimestre 1997 et rendu public le 17 avril, ont réservé une surprise. Les huit auditeurs (voir tableau) ont refusé de certifier les comptes "en raison des nombreuses anomalies et des incohérences constatées dans les écritures comptables et au niveau du contrôle interne". Le constat est pour le moins perturbant. Dans leur motivation, les auditeurs affirment "ne pas être en mesure d'avaliser les comptes qui ne semblent pas refléter la situation exacte ainsi qu'une image fidèle du patrimoine des différents organismes ".
    "Mais il y a nuance", précisent-ils en choeur: "Anomalie ne veut pas dire forcément détournement de fonds". Assaillis par les questions des journalistes, ils ont été catégoriques. "Nous n'avons relevé aucune malversation", répètent-ils à l'envi. Selon eux, "les anomalies concernent des fautes de classement de comptes". M. Mohamed M'Barki, secrétaire d'Etat à l'Habitat, leur emboîtera le pas. "Je n'ai pas eu vent d'une quelconque malversation. En tout cas, il faut des preuves solides pour avancer le moindre jugement", a-t-il déclaré.
    Malgré cette affirmation, les questions ont continué de fuser de partout. Quelle est la raison précise derrière le rejet de la comptabilité des OST? Même si ces derniers ont relevé un décalage entre les résultats nets des établissements audités et ceux de leurs analyses, il a été difficile de leur arracher la moindre révélation.

    Les interrogations suscitées par l'appréciation des auditeurs ont leur justification. L'étude, qui a coûté près de 4,10 millions de DH, a porté sur la période la plus sensible dans la vie des OST, celle des exercices 1995 et 1996. C'est durant ces deux années que la santé financière des promoteurs publics était au plus mal. Le déficit avait culminé à des centaines de millions de DH. L'ampleur des problèmes rencontrés par les auditeurs a été telle que ces derniers ont pris du retard dans le bouclage de leur étude. Selon une synthèse du rapport d'audit, la sous-estimation de l'ampleur du travail et de la qualité des prestations exigées a retardé la publication des résultats. S'y est ajouté la nouveauté des disciplines de mise en oeuvre technique dans l'immobilier. Dans leur investigation, les auditeurs ne se sont pas limités au constat. Ils ont été conviés à fournir des ajustements aux procédures comptables pour clarifier les zones d'ombre et redresser les OST. Une batterie de mesures ont été préconisées. L'assainissement touche quatre grands volets. Il s'agit des systèmes de gestion et d'organisation, des procédures financières et comptables, des mises en oeuvre technique et de qualité et des performances.

    Nadia LAMLILI

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