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Entreprises

Montage financier astucieux pour la Lydec

Par L'Economiste | Edition N°:735 Le 29/03/2000 | Partager

. Un consortium bancaire marocain conduit par la BCM accorde un prêt de 800 millions de DH à la Lydec

. Le remboursement de ce financement levé sur le cash-flow est étalé sur 12 ans dont 3 ans de grâce


LA Lydec et la BCM ont signé hier, mercredi 29 mars à Casablanca, une convention de mandat de 800 millions de DH. Le montant devra être mobilisé par un consortium de banques marocaines. Quatre grandes institutions (BMCE, BMCI, Crédit du Maroc et Wafabank) sont déjà pressenties. La BCM est le chef de file et l'arrangeur pour ce montage financier. D'ailleurs la cérémonie de signature a eu lieu au siège de la banque et a été présidée par son président, M. Abdelaziz Alami.
De par la participation de capitaux marocains au financement du programme d'investissement de la Lydec, les conditions du prêt sont une nouveauté. Pour preuve, le consortium s'engage contre une garantie de cash-flow. En clair, la capacité de remboursement du con-cessionnaire repose sur le développement de son ratio d'autofinancement, c'est-à-dire que le business-plan de la société a convaincu les banquiers de sa fiabilité financière et économique future.
Les résultats dégagés en 1999 plaide pour ce scénario. Pour la première fois, le concessionnaire est bénéficiaire. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de DH, dégageant un résultat de 66 millions de DH. Sa perte cumulée pendant les trois premiers exercices se trouve ainsi réduite à 222 millions de DH.

La Lydec table sur ses perspectives et, d'après les déclaration de M. Guy Canavy son directeur général, le plan d'investissement ne sera pas compromis. Sur une période de deux ans, la société va mobiliser 2 milliards de DH. En plus des 800 millions des banques, la société fera également appel à ses fonds propres. Une grande partie sera apportée par les actionnaires sous forme d'apport en numéraire (800 millions DH). Le reste (400 millions de DH) sera couvert par les cash-flow à venir. En somme, 60% du financement sont propres à la Lydec. Cet engagement de l'actionnariat a constitué en lui-même une garantie pour les banques partenaires. En plus, la Lydec dispose de trois ans de grâce. Le remboursement du prêt ne commencera qu'à partir de 2003 et s'étalera sur 9 ans. Selon M. Jean-Bernard Lemire, directeur général Adjoint de la Lydec, le retour sur investissement est difficile à calculer dans l'état actuel de la tarification. Il précise par contre que les prévisions de résultats sont rassurants et plaident pour le partenariat avec le groupement bancaire. Quand au taux de financement, il n'a pas été communiqué. Pour les responsables de la BCM, il n'a pas été déterminant dans le choix de la Lydec. C'est plutôt l'ingénierie financière globale qui a séduit. N'empêche qu'on peut présumer que la rentabilité de l'opération est assurée pour le consortium marocain.
Enfin, les bailleurs de fonds se sont prémunis contre toute dérive. En cas de dégradation des ratios (cash-flow), les actionnaires de la Lydec se portent garants: ils injecteront leur propre fonds pour rembourser la dette.

Khalid TRITKI

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