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    Economie

    Mezouar défend le projet Casa Finance City

    Par L'Economiste | Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    . Après l’adoption, la commercialisation démarre . Le marché financier jugé mûr. L’Afrique francophone a fort potentielIl n’y avait pas grand monde lundi dernier, à la commission des Finances de la Chambre des conseillers qui avait programmé une séance consacrée à Casa Finance City (CFC). A peine 5 parlementaires présents au début au point qu’il a fallu battre le rappel pour en réunir une dizaine et démarrer la réunion avec beaucoup de retard.En fait, après l’exposé de Saïd Ibrahimi, c’est Salaheddine Mezouar, qui a répondu aux interrogations des conseillers et expliqué les enjeux. Lesquels sont d’abord géostratégiques. Selon le ministre des Finances, tout le monde mise sur l’Afrique, une force qui s’imposera comme pôle de développement avec de multiples opportunités de création de richesses et d’emplois à l’avenir. L’Afrique est devenue le centre d’intérêt des investisseurs étrangers et un terrain de compétition entre les grandes puissances mondiales que sont les Etats-Unis, l’Europe et la Chine. Ainsi, les investissements étrangers en direction de ce continent ont enregistré un rythme élevé au cours de ces dernières années, avec une moyenne de croissance de 13% entre 1990 et 2000 pour atteindre 27% au cours de la période allant de 2001 à 2009. «C’est pour cette raison que nous devons restructurer la place financière pour profiter de cette manne», a indiqué Mezouar. Il s’agira de se positionner dans une grande région composée de pays francophones d’Afrique de l’Ouest. Pour une question de langue et de liens politiques, le projet commencera par cette région qui représente de 35 à 40% du potentiel de croissance de l’Afrique. D’autres raisons plaident pour l’activation du projet CFC, à savoir le degré de maturité du marché financier marocain. Ainsi, à fin août dernier, le volume des crédits à l’économie a atteint 641 milliards de DH, enregistrant une progression de 18% au cours des cinq dernières années. La capitalisation boursière à Casablanca a dépassé 546 milliards de DH, marquant un taux de croissance de 20% au cours de la même période. Pour Mezouar, «le Maroc a des chances de prendre une position régionale, mais n’a pas tous les mécanismes pour attirer les investissements. C’est pour cette raison que nous préparerons un package pour que l’offre Maroc ait des arguments essentiels. Donc un centre géographiquement clair qui propose une fiscalité attrayante, de meilleures conditions pour abriter les sièges régionaux des sociétés et des services de pointe». A cela s’ajoutent des ressources humaines pour couvrir les besoins en compétences pointues. La CDG prépare la réalisation des infrastructures à Anfa, à Casablanca. Par avion, la capitale économique est la destination la plus desservie du continent. Sa vocation de hub pour l’Afrique se confirme de plus en plus.Pour le ministre, les avantages de la CFC ne sont plus à démontrer. Cette place devra générer 2% du PIB et créer 35.000 emplois.Dans le même élan, il aura tracé la feuille de route du projet. Ainsi, si 2010 sert à adopter le projet de loi, l’année prochaine verra le lancement de deux chantiers qualifiés de décisifs. Le premier concerne la commercialisation d’une offre compétitive qui doit démarrer en 2011. Il faudra prospecter les investisseurs pour trouver un associé technique qui structure la place de Casablanca comme la City de Londres ou celle de Singapour. Un associé financier sera incontournable pour donner une meilleure crédibilité internationale à la CFC, à même d’attirer les investisseurs. Il sera également indispensable de multiplier les réunions avec les opérateurs du secteur, souligne Mezouar. Le second chantier est au niveau juridique. Des textes accompagnant ce projet sont actuellement au Secrétariat général du gouvernement. Ils seront réactivés. L’idée est d’accélérer le rythme en adoptant ces outils nécessaires au cours de la prochaine session d’avril du Parlement. La Bourse des valeurs de Casablanca est essentielle pour accompagner ce pôle. C’est une bourse régionale qui devra donner plus de crédibilité, ajoute- t-il.En pratique, le projet de la place financière ne devra démarrer qu’en 2014, avec la réalisation des bâtiments qui accueilleront les sociétés. D’ici là, le projet sera affiné. Concernant l’ouverture du capital de la société, ce n’est pas exclu. Cela dépendra de l’évolution du dossier, a indiqué Mezouar.Au cours du débat, Hassan Aglim, parlementaire de la FDT, a mis en garde contre le «danger d’importer la crise financière internationale via cette boîte de Pandore» qu’est la CFC. Pour Mezouar, il faudra prendre des risques mais l’essentiel est de savoir les maîtriser et les gérer. Le conseiller est également revenu sur les pays ciblés de l’Afrique de l’Ouest, sans la région Mena. Pour lui, le projet vise une région où la pauvreté sévit et où le PIB est faible. Il propose de se recentrer sur la zone anglophone, sous l’influence de l’Afrique du Sud. Là où de sérieuses opportunités sont à saisir.


    Les 8 dossiers

    L’Offre marocaine s’articule autour de huit dossiers sur lesquels se penchent des groupes de travail composés de membres des administrations et établissements concernés et ceux du Moroccan Financial board. Il s’agit notamment des engagements macroéconomiques, des dispositions fiscales, l’environnement des affaires (y compris la justice, code du travail et le contrôle de changes), la formation et les ressources humaines et la facilité de circulation des personnes.Mohamed CHAOUI

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