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Dossiers

Maroc-Belgique
L'Union pour la Méditerranée, une belle initiative, mais…
Entretien avec Karel de Gucht, ministre belge des Affaires étrangères

Par L'Economiste | Edition N°:2758 Le 17/04/2008 | Partager

. Ce projet doit compléter et non concurrencer d’autres initiatives de l’Europe. Sahara: Le plan d’autonomie a permis de relancer la dynamique des négociations. Dans l’Europe à 27, la Belgique procède par des alliances pour préserver ses intérêts- L’Economiste: Quelle est la position de la Belgique concernant le projet de l’Union pour la Méditerranée? L’idée est accueillie avec beaucoup d’intérêt, voire de l’enthousiasme du côté marocain.- Karel de Gucht: Dans l’état actuel des choses, les objectifs de ce projet ne sont pas tout à fait clairs. Pour le reste, dans la mesure où il vise à développer les liens entre l’Union européenne et les pays riverains de la Méditerranée, je pense que c’est une bonne initiative pour autant qu’elle s’inscrive dans les actions européennes existantes afin de les rendre plus fortes et plus efficaces. Il ne faudrait pas qu’elle vienne en contre initiative et affaiblisse ce qui est déjà entrepris par l’Union.- En quoi le passage de l’Union européenne à 27 membres a-t-il changé votre approche des questions européennes? Il paraît que l’influence de la Belgique a été «diluée» par l’élargissement.- La Belgique continue à être écoutée dans l’Union européenne et contribue pleinement de par son expertise reconnue à la construction européenne. Il est vrai néanmoins qu’il est plus malaisé pour un Etat membre seul de peser sur une union de 27 membres et d’y défendre ses intérêts. Pour cette raison, la Belgique recherche, quand cela est possible, des alliances avec certains de ses partenaires partageant les mêmes points de vue. Elle veille enfin à l’élaboration d’une approche plus proactive des dossiers européens, prioritisés en fonction de ses intérêts.- Quelle est la position de votre gouvernement sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc afin de régler le conflit du Sahara?- La position de la Belgique sur la question du Sahara occidental est que celle-ci doit être réglée par une solution mutuellement acceptable, respectant le principe d’auto-détermination. Par ses résolutions 1754 et 1783 à l’adoption desquelles nous avons contribué, le Conseil de sécurité a invité les parties à rechercher une telle solution via des négociations directes entre elles, entamées sans conditions préalables. Ce processus est aujourd’hui en cours et un 4e round de négociations a eu lieu le mois dernier du 16 au 18. Quant au plan d’autonomie, c’est manifestement sa présentation par le gouvernement marocain qui a permis de relancer la dynamique des négociations, et il constitue un élément important de ces négociations. - Il paraît que la Belgique a été hésitante à reconnaître le Kosovo à cause de sa propre situation interne marquée par des antagonismes communautaires. - La Belgique a reconnu officiellement le Kosovo. Elle a eu des hésitations, mais pas en raison de sa situation intérieure. Les deux cas sont en effet trop différents pour que l’on puisse établir un parallèle. L’indépendance du Kosovo s’inscrit dans le cadre de la désintégration de la Yougoslavie, et de l’imposition d’un protectorat de l’Onu à un territoire, pendant près de 10 ans, à la suite d’une intervention de l’Otan menée à des fins humanitaires. L’indépendance du Kosovo, sous la supervision temporaire de l’Union européenne et la surveillance de l’Otan, est je crois la moins mauvaise solution. L’objectif de la Belgique a toujours été, dans ce dossier, de rechercher une stabilisation durable de la région. La proclamation d’indépendance produit une onde de choc politique en Serbie, ce qui était inévitable, mais le pourrissement de la situation aurait eu à moyen et long terme des effets beaucoup plus déstabilisants pour la région.- Après une crise de plusieurs mois, la coalition, dont votre parti est un des piliers, a réussi à former un gouvernement. Certains commentateurs prédisent une implosion prochaine de cette majorité. Quel est votre sentiment?- Permettez-moi d’abord de vous dire combien je suis soulagé que nous soyons arrivés à un compromis après des discussions très dures. Comme dans tout compromis, chacun a fait des efforts. Pour mon parti, le VLD, Parti libéral flamand, dans l’ensemble, il s’agit d’un bon accord en ce sens qu’il met l’accent sur les problèmes économiques, l’emploi et le pouvoir d’achat qui sont deux préoccupations majeures de nos concitoyens. Il ne faut pas oublier que cinq partis étaient à la table de négociations avec des exigences parfois contradictoires. Mon sentiment est que c’est une plateforme qui peut fonctionner. Pour le reste, vous savez, partout où j’allais, j’étais systématiquement interpellé sur la situation politique de mon pays. Je comprends qu’elle suscite tant d’intérêt, mais il y avait un décalage entre la gravité qu’on lui donnait et le vécu réel. Malgré le blocage politique, l’économie du pays continuait à fonctionner normalement. En 2007, la croissance a été plus que convenable et le chômage a reculé. La machine économique n’a jamais pâti de cette situation, il nous manquait juste un compromis sur la gestion générale des affaires de l’Etat.


Un chef de diplomatie pas toujours diplomate

C’est l’une des fortes personnalités de l’«Orange bleue», la coalition gouvernementale actuellement aux affaires en Belgique. Karel de Gucht est en effet un des ténors du VLD, le Parti libéral flamand dont il est membe du bureau et qu’il a dirigé de 1999 à 2004. A 64 ans, le patron de la diplomatie belge entame un deuxième mandat à la tête du Service public fédéral (ministère) des Affaires étrangères et de la Coopération. Chef de la diplomatie depuis 2004, l’homme est connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, quitte à mettre parfois ses partenaires dans l’embarras par ses déclarations fracassantes à l’égard d’un certain nombre d’Etats africains. Le premier diplomate belge n’est pas toujours diplomate dans ses sorties publiques, dit de lui la presse belge.Né en 1954, Karel de Gucht a fait des études de droit à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) après des études secondaires de latin-mathématiques à l’Athénée Royal de Alost. Outre ses responsabilités de ministre, il est également député et assure des cours à la VUB. Karel de Gucht a commencé sa carrière politique depuis plus de trente ans. A 23 ans seulement, alors président de l’Association flamande des étudiants libéraux, il était déjà admis au Bureau du Parti PVV/VLD. Membre du Parlement européen de 1980 à 1994, il a été élu député en Flandre en 1995, juste après avoir passé un an au Sénat (de 1994 à 1995).Propos recueillis à Bruxelles par Abashi SHAMAMBA

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