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Economie

Lutte contre l’analphabétisme
Même pas 0,1% du budget de l’Etat

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Alors qu’il est prévu d’éradiquer le fléau en 2015 . Un enfant sur trois et 43% des adultes ne savent aujourd’hui ni lire ni écrireL’ANALPHABETISME, un combat des plus ardus pour l’Etat, semble-t-il. Hier, ce «mal» touchait près de 9 personnes sur 10. Aujourd’hui, s’il est vrai que nous revenons de loin, la situation n’est pas totalement apurée. La proportion d’analphabètes reste toujours anormalement élevée. Le taux d’analphabétisme est estimé à 38,5% de la population, selon le ministère de l’Education nationale. La charte nationale pour l’enseignement ambitionne de le faire chuter à 20% en 2010, et d’éradiquer totalement l’analphabétisme en 2015. Vœu pieux? Quand on pense qu’un enfant sur trois (soit 1,5 million) ne s’est jamais rendu à l’école ou a été déscolarisé, l’objectif semble plutôt difficile à atteindre. Parmi ces enfants, plus de 58% sont des filles, près de 80% vivent en milieu rural, et 40% travaillent. Ils exercent notamment dans l’agriculture, l’artisanat et l’industrie. Ils peuvent aussi devenir vendeurs occasionnels ou même mendiants «professionnels», puisqu’ils se font jusqu’à 50 DH par jour, contre 300 DH par mois dans les autres activités. Concernant les adultes, ils sont près de 43% à n’avoir jamais été scolarisés. Les régions les plus touchées (plus de 60% d’analphabètes) sont à dominance rurale. A leur tête, les régions de Taza-Al Houceïma-Taounate, Tadla-Azilal et Souss-Massa-Draâ. Les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, sont évidemment celles qui enregistrent les taux les moins élevés, étant mieux équipées et plus développées. Elles affichent tout de même des taux allant de 22 à 28%. Côté secteurs d’activités, l’agriculture compte le plus grand nombre d’analphabètes, suivie de l’artisanat et de la pêche maritime. La fonction publique n’est pas épargnée, avec un taux avoisinant les 22%. Pourquoi autant de monde écarté du savoir? Toutes les études montrent que la première cause est d’ordre économique. La pauvreté empêche les personnes de s’occuper d’autre chose que de gagner «leur croûte». Le coût des fournitures scolaire est un élément rédhibitoire pour les couches les plus démunies. Il atteint en moyenne 25% du Smig. Et si, en plus, il n’y a pas d’établissements scolaires disponibles, ... Depuis 1997, plusieurs mesures ont été prises afin de lutter contre l’analphabétisme. L’Etat a mis en place des programmes d’alphabétisation et d’éducation non-formelle dédiés à la fois aux adultes et aux enfants. Dont les programmes fonctionnels visent des compétences de base en lecture, écriture et calcul pour adultes. Dispensés dans des établissements scolaires, des mosquées, ou même des prisons. Ceci en partenariat avec des ONG ayant signé des conventions avec l’Etat. Il y a également les cellules de veille implantées dans les écoles, et destinées à encourager les élèves à poursuivre leur scolarité et à les soutenir. Actuellement, elles couvrent près de 92% des écoles primaires, selon le ministère de l’Education nationale. Et enfin, l’école de la deuxième chance, dont le but est d’intégrer les enfants de 9 à 15 dans le système scolaire ou dans la formation professionnelle. Toutefois, les résultats réalisés par ces programmes restent modestes. Et pour cause: l’absence d’un soutien social aux familles pauvres, le faible degré de qualification des formateurs, le manque de supports pédagogiques, ou encore la non-assiduité des bénéficiaires.


Ridicule

RIDICULE, le budget alloué aux programmes d’alphabétisation. Il n’est que de 152 millions de DH. Soit près de 0,4% du budget de l’Education nationale, estimé lui à 37 milliards de DH. Et 0,095% du budget de l’Etat. Alors qu’il s’agit d’un investissement en capital humain urgent et crucial. Les objectifs de développement humain, et aussi économique, que le Maroc s’est fixés, ne peuvent se réaliser qu’à travers l’alphabétisation de la population.Ahlam NAZIH

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