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    Les assurances actives malgré leurs difficultés

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Le secteur des assurances constitue avec les banques l'un des grands pourvoyeurs de fonds. Au Maroc, ce secteur limité par des handicaps structurels et les divergences de ses membres ne contribue que discrètement au développement d'un marché des capitaux. Toutefois, concernant le marché boursier en particulier, la réforme de 1992 a assoupli les mesures


    Des compagnies sous administration provisoire, un déficit estimé à quelque 3 milliards de DH et la récente démission du président de la FMSAR, le secteur des assurances se porte mal. Si elles sont discrètes, les assurances continuent néanmoins à contribuer d'une manière importante dans le marché boursier, si l'on en juge par la situation des placements des compagnies d'assurances qui s'est nettement améliorée. En effet, sur la période 1992-1993, le total des placements des compagnies d'assurances a été de 20,32 milliards de DH, enregistrant une hausse de 18,88% par rapport à 1992.
    Les valeurs mobilières, obligations et actions, qui représentent 53,58% du total des placements, suivent la même tendance. Les titres détenus sous forme d'obligation et d'actions se sont accrus respectivement de 12,21 et 47,46%. Les valeurs obligataires continuent toutefois de représenter une part importante dans le total des placements des compagnies d'assurances.
    En effet, les obligations ont représenté 7,58 milliards de DH, soit 37,30% du total des placements effectués sous forme de valeurs mobilières.

    Quant au portefeuille détenu en actions, il a atteint 3,30 milliards de DH en 1993. Il faut noter que les produits financiers nets dégagés cette année grâce aux valeurs mobilières ont atteint 1,28 milliard de DH. Pour certaines compagnies, ces réseaux sont égaux ou supérieurs à ce que rapporte l'activité d'assurance.
    Les placements des compagnies d'assurance continuent à se faire sous forme d'investissements dits "sûrs".
    En effet, nonobstant les placements obligataires, les actions détenues en 1993 sont à hauteur de 60% des prises de participation au capital social d'établissements bancaires. Par ailleurs, les compagnies d'assurances ont surtout souscrit aux opérations de privatisations pour la détention de noyaux durs. Il en est ainsi de la SNI dont 35% des 3.927.000 actions appartiennent à des compagnies d'assurance.

    Réglementation des placements


    En matière de placements, il faut rappeler que les compagnies d'assurances obéissent à des règles très strictes. A ce niveau, l'Etat intervient tout d'abord pour garantir la solvabilité des assurances et par là protéger les souscripteurs et bénéficiaires des contrats. Par ailleurs, vu les fonds importants mobilisés par le secteur, l'Etat estime normal que l'économie du public puisse en profiter, le second objectif de la réglementation est donc de permettre à ces mêmes compagnies de participer à l'effort d'investissement.
    Ainsi, la représentation des réserves qui sont à l'origine de ces placements obéit à plusieurs principes.
    Tout d'abord à celui de la congruence. Les actifs représentatifs doivent alors être exprimés dans les mêmes monnaies que les dettes qu'elles garantissent et satisfaire aux conditions de liquidité et de rentabilité.
    De plus, ces placements doivent respecter des conditions de dispersion.
    Autre règle à respecter, celle de la sécurité. Les titres et valeurs qui peuvent connaître des fluctuations conjoncturelles sont autorisés en nombre limité dans le portefeuille des compagnies. A ce niveau, il faut rappeler qu'avant 1992 les placements des compagnies d'assurance étaient à hauteur de 60% des valeurs d'Etat ou assimilées.

    Le reproche qui était fait alors aux compagnies était d'orienter leurs placements vers des investissements improductifs. C'est justement pour remédier à cette situation que se justifie l'intervention du Ministère des Finances dans son arrêté du 9 janvier 1992.
    Les mesures qui prévalaient auparavant en matière de répartition de ces actifs ont été alors assouplies.
    Par exemple, les actions cotées à la Bourse de Casablanca sont actuellement admises à hauteur de 40% du montant total des réserves techniques. Les actions émises ne peuvent toutefois excéder par émetteur 10% de l'actif représentatif des réserves. C'est la règle de sécurité.
    Par ailleurs, le même arrêté fait mention pour la première fois de placements en représentation technique sous forme de SICAV ou parts FCP dont l'objet est soit limité à la gestion de valeurs de l'Etat ou jouissant de sa garantie, soit limité à la gestion de portefeuille d'obligations ou d'actions cotées en bourse. Les assureurs estiment toutefois que les textes sont à ce niveau assez restrictifs en matière de choix, car ils ne "permettent pas aux assureurs de disposer d'un moyen concurrentiel appréciable à un moment où d'autres produits financiers se développent à un rythme accéléré".

    Mohamed BENABID.

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