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    Economie Internationale

    L'élimination du candidat canadien attise la course à l'élection du DG de l'OMC

    Par L'Economiste | Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    · Plus que trois candidats en lice
    · Les pays en voie de développement dénoncent le manque de transparence


    LA guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe s'élargit. Après la banane, la bataille a basculé à Genève, où la désignation du nouveau directeur général de l'OMC se fait de plus de plus rude.
    L'attentisme observé depuis plusieurs semaines vient d'être rompu par la récente élimination du candidat canadien Roy Mac Laren. "Cette situation a ravivé la course à la désignation du directeur général que d'aucuns considéraient comme devoir traîner encore des mois", est-il souligné à l'AFP. Parallèlement, le candidat marocain, M. Hassan Abouyoub, soutenu par les pays arabes et la France, serait en train de perdre des voix parmi les pays africains, indiquent selon l'AFP, des diplomates.
    Du coup, les chances des deux autres postulants à la direction de l'OMC se voient de plus en plus accrues. Il s'agit de l'ancien Premier ministre travailliste néo-zélandais, Moore et du ministre Thaïlandais du Commerce, Panitchpakdi. Ce dernier, a jusqu'à présent réussi à conserver l'avance qu'il avait emportée l'an dernier lors des premiers sondages effectués par les Etats membres. M. Panitchpakdi dispose du soutien de l'Asie et de plusieurs pays européens. En revanche, les Etats-Unis penchent plutôt pour le choix du Néo-Zélandais Moore, dont les visions politiques vis-à-vis de l'OMC sont plus proches des leurs. C'est en tous cas ce qu'a expliqué la secrétaire d'Etat américaine au Commerce, Mme Madelaine Albright, lors de sa récente visite en Thaïlande.
    Aujourd'hui, le choix du nouveau directeur général est bien loin d'être acquis. Sur les quatre candidats en lice, maintenant ils ne sont que trois, aucun ne recueillant plus d'une quarantaine de voix et ce, sur les 120 délégations qui se sont exprimées par deux fois, en décembre 1998 et à la mi-février.

    Une nouvelle configuration


    La désignation du directeur général de l'OMC doit s'effectuer parmi les 134 pays de l'Organisation. Les cinq dirigeants de l'OMC ont tous été Européens, si bien que de nombreux pays en voie de développement estiment que le nouvel élu devra sortir de leurs rangs. Ce sont ces mêmes pays en voie de développement qui ont récemment dénoncé le manque de transparence dans lequel se déroulent les élections de l'OMC. Les soupçons se dirigent vers le président du conseil général qui s'est fondé sur "pour la mise hors-circuit du Canadien Mac Laren sur une addition ou une moyenne de deux classements différents, et ne s'est pas limité à un seul, lequel aurait mis hors course plutôt le Néo-Zélandais Moore", est-il précisé. Le classement des candidats s'établit en effet sur deux critères, l'un fondé sur la "première préférence" des Etats membres et l'autre sur la "deuxième préférence".
    En tous cas, la course à la tête de l'OMC ne contient pour l'heure que MM. Abouyoub, Moore et Panichpakdi. Avec cette configuration, le processus électoral sera à coup sur précipité. Reste qu'il faudrait trancher pour la répartition des préférences exprimées jusqu'ici en faveur du Canadien Mac Laren.

    Hassan BOUCHACHIA

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