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    Economie

    Le plan en hibernation

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Le plan est un acte politique. Le nouveau secrétaire d'Etat à la Population devra néanmoins affiner le volet technique. Quant à l'information économique et sociale, une stratégie est en place. La seule contrainte est d'ordre budgétaire.


    M. Mohamed Bijaâd est nommé fin septembre secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Population. Homme de terrain, cette nomination le sort quelque peu de l'ombre, bien que sa tâche dans ce département soit toujours identique.
    Le technicien doit néanmoins laisser la place au politique pour achever la tâche entamée par son prédécesseur, M. Lamine Benomar. La grande interrogation porte beaucoup plus sur les délais que sur la capacité de l'homme. Or, il dit lui-même la nécessité de mettre à profit ce temps si court soit-il et de travailler dans une perspective de continuité. Il n'aura en effet que trois mois pour réaliser ses rêves de technocrate, avec un avantage comparatif toutefois, celui de bien connaître le département dont il est en charge.

    Les deux grands dossiers sont les systèmes nationaux d'information et le plan. Pour le premier, il s'agit de fiabiliser l'outil d'information tant en qualité qu'en rapidité de diffusion. Concernant, le second dossier, il est fort probable que M. Bijaâd comme M. Benomar travaille pour l'heure à une cause future. Le secrétaire d'Etat reconnaît cette entrave. «Le plan est d'abord un acte politique avant d'être un document technique», explique-t-il. En fait, M. Bijaâd va se heurter au même blocage que son prédécesseur, l'absence de textes d'application pour la mise en place du plan liée au calendrier électoral, puisque la composition du Conseil Supérieur du Plan dépend de la mise en place des deux Chambres. Outre les retards d'ordre réglementaire, le processus est lourd et la région doit mettre en place une logistique avant de pouvoir présenter son projet de plan. «Globalement, une esquisse de plan existe, mais il a besoin d'une validation politique. Cependant elle peut constituer une base de réflexion».
    Ceci n'empêche pas le Secrétariat de la Population de préparer les régions, de manière à ce que les choses soient en place au moment du démarrage du processus.

    Enquête de consommation
    de plus de 10 ans


    Quant au second dossier, l'information économique et sociale, les grandes lignes de la stratégie du Ministère sont claires. «Il existe une demande d'information fine émanant des collectivités locales et du secteur privé, il faut y répondre», explique M. Bijaâd. Bien que ce volet fasse partie de ses activités traditionnelles, il y a encore du pain sur la planche. Pour cela, le Ministère a besoin de moyens et de temps. Concernant ce dernier, l'astuce est trouvée. Les enquêtes sectorielles seront réalisées par les différents départements ministériels concernés. Le principe s'applique déjà. Le dernier recensement agricole a pu être effectué par le Ministère de l'Agriculture. «C'est cette tendance que nous cherchons à développer. De plus, cela permet de réaliser des réallocations budgétaires, sachant qu'un seul département ne peut tout faire affirme le secrétaire d'Etat à la Population. Ce dernier favorise même d'ailleurs le détachement de ses propres fonctionnaires. Ceci contribue à faire face aux restrictions budgétaires et à responsabiliser les autres ministères. «Ce mouvement n'est pas propre au Maroc, les autres pays vont dans le même sens», souligne-t-il.

    L'objectif de cette décentralisation est de permettre au Ministère de la Population de se consacrer à des travaux plus lourds et réclamant une plus grande expertise. Il s'agit notamment de répondre à d'autres besoins comme les enquêtes de structures (industriels, services ou commerce).
    L'imagination ne permet néanmoins pas toujours de pallier les insuffisances budgétaires. L'enquête sur la consommation des ménages dort encore dans les tiroirs faute de crédit. Or, celle-ci devient urgente. La dernière enquête de consommation date en effet de 1984, soit plus de 10 ans.
    «Au terme d'une telle période, il est normal de réexaminer la pondération des éléments composants l'ICV. Ce qui milite en faveur d'une enquête de consommation», fait remarquer M. Bijaâd. Elle permettrait ainsi d'actualiser les éléments composant le panier de la ménagère.

    Fatima MOSSADEQ

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