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1998: L'évolution économique en trompe-l'oeil

Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

Le CMC prévoit un taux de croissance de 6,7% en 1998. Les projections se basent sur des scénarios réalistes: une récolte agricole moyenne et une croissance normale des autres secteurs. Néanmoins, 1997, année de comparaison, est plutôt mauvaise.


PLUTÔT optimiste le CMC pour l'année 1998, l'observatoire de la conjoncture révise ses prévisions et table sur un retour à la croissance. Le PIB serait en hausse de 6,7%. Cette reprise devrait même être durable, selon les analystes. L'optimisme doit néanmoins être atténué. L'année de comparaison, à savoir 1997, est plutôt une mauvaise année, où l'évolution du PIB est négative
(-2,5%). Aussi faut-il relativiser, et les analystes le concèdent. Le véritable taux de croissance sur ces deux années est de 2,1%, pas si optimiste, faut-il le reconnaître.
Il n'en reste pas moins que, pour envisager un tel taux (6,7%), les experts du CMC se basent sur une reprise de l'activité économique, dont l'amorce est bien marquée depuis le début du second semestre de cette année.
A l'exception de l'agriculture, qui est une donnée quelque peu imprévisible, l'ensemble des secteurs contribueraient à cette croissance de 1998. La production céréalière, selon l'hypothèse d'une récolte moyenne prise par les conjoncturistes serait de 66 millions de quintaux (contre 33 millions en 1997). La production de l'élevage évoluerait de 10%. La valeur ajoutée en termes réels de ce secteur progresserait de 21% par rapport à l'exercice 1997.

En fait, la croissance viendrait surtout des autres secteurs. En tête, l'activité minière où c'est franchement l'euphorie depuis la nette reprise de la demande mondiale des produits phosphatiers au début de l'année 1997. La croissance de ce secteur, selon les experts du CMC serait de 6% en volume. C'est dire que l'embellie va se poursuivre.
L'évolution positive du secteur énergétique (8,5%) laisse augurer d'une relance de l'activité industrielle. Le secteur manu-facturier afficherait une croissance en volume de 3,5% en 1998, au pire une amélioration de 3% en cas «de resserrement de l'offre de crédit». En glis-sement annuel, pour les trois trimestres 1997, la croissance de la valeur ajoutée est bien marquée. L'évolution respective, selon la Direction de la Statisti-que, est de 4,1%, 4,1% et 0,5%. Les régres-sions du 3ème tri-mestre s'expliquent par un recul de la valeur ajoutée de la branche agro-alimentaire.

Inflation de 1% en 1997

La reprise dans le bâtiment qui s'est déjà amorcée en 1997 devrait se confirmer en 1998. La progression de la valeur ajoutée de la branche se situerait en volume à 6,5%. Ce dynamisme devrait profiter au secteur tertiaire qui devrait enregistrer une croissance de 4%.
Pour le CMC, l'investissement privé devrait jouer un rôle capital dans cette croissance. Ainsi, la formation brute de capital fixe devrait connaître une évolution sensible en valeur nominale de l'ordre de 11%. L'atonie dans l'investissement public ne devrait pas l'affecter outre mesure. Les dépenses d'équipement devraient continuer de baisser. Elles ne croîtraient que de 4,5%.

Les retombées de la reprise économique devraient bénéficier également aux ménages repré-sentant environ 2/3 de la demande intérieure. La consommation intérieure croîtrait ainsi de 8%. Les performances de l'économie en 1998 s'accompagneraient aussi d'une hausse normale des prix. L'ICV mesurant l'inf-lation se situerait à 4,1%. Cette progres-sion permettrait ainsi de rompre le cycle désinflationniste vers lequel on s'achemine cette année. L'année 1997 devrait se terminer sur une inflation de 1%, selon le secrétaire d'Etat à la Population. Con-cernant le chômage, les statistiques infra-annuelles font apparaître une tendance à la détente. Le taux devrait avoisiner les 16,5% en 1998.
Les échanges extérieurs contribueraient aussi à la croissance du PIB, mais dans une plus faible progression par rapport à 1997. Les exportations n'augmenteraient en effet que de 1%.
Côté politique budgétaire, le CMC prévoit une poursuite de l'austérité, même si les dépenses budgétaires augmenteraient à un rythme légèrement supérieur à celui du PIB en valeurs nominales. Les dépenses ordinaires gonfleraient de 12%. Les projections budgétaires 1997-1998 rejoignent la loi telle qu'elle a été publiée. Les recettes ordinaires évolueraient de 10%. Les privatisations devraient apporter 4 milliards de DH, comme inscrit dans le Budget. Le déficit global se situerait aux alentours de 8 milliards de DH, soit 2,2% du PIB.

Fatima MOSSADEQ

 

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