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    Economie

    Le MSP veut mettre en place une agence nationale du médicament

    Par L'Economiste | Edition N°:587 Le 03/09/1999 | Partager

    · La Direction de la Pharmacie et du Médicament vient de demander le statut de Segma
    · C'est la première étape d'un vaste programme qui doit permettre au Ministère de la Santé Publique de créer une agence nationale du médicament


    C'est un petit pas pour la Direction de la Pharmacie et du Médicament, mais c'est un grand pas pour le paysage sanitaire du pays. Ce département qui relève du Ministère de la Santé Publique (MSP) vient demander officiellement le statut Segma (service géré de manière autonome). En d'autres termes, cette direction aspire à l'autonomie financière. Cette mesure fait partie d'un ambitieux programme initié par le Ministère de la Santé Publique et qui doit permettre à terme de créer une agence nationale du médicament. Les modalités juridiques et techniques de ce vaste projet ne sont pas encore arrêtées. Une chose est sûre: le gouvernement veut se donner les moyens pour assurer tous les aspects de la veille sanitaire. Mais pas seulement par rapport à la composante médicament comme pourrait le laisser croire la nom de la future entité. C'est le véritable enjeu.
    L'idée d'une telle reforme résulte de la prise de conscience suite aux affaires du sang contaminé, de l'hormone de croissance, de la maladie de la vache folle et tout récemment de l'affaire de la dioxine. Le risque de voir le Maroc confronté à ce genre d'accidents est entretenu par les impératifs de la mondialisation et l'ouverture des frontières dans le cadre de la zone de libre-échange.

    Arbitrages ministériels


    La multiplication au cours de ces dernières années de nombreuses affaires de Santé Publique conduit donc à réfléchir sur les moyens de pallier les carences du système de contrôle sanitaire. Surtout que beaucoup d'experts marocains, y compris parmi de hauts fonctionnaires, ne sont pas entièrement convaincus de son infaillibilité.
    L'ex-ministre de la Santé, le Dr Ahmed Alami, avait une préférence pour la mise en place d'une grande agence compétente dans le domaine de la recherche et de l'expertise. Toutefois, une entité qui chapeauterait à la fois les domaines sanitaire et alimentaire, à la manière de la puissante FDA américaine, pourrait susciter des résistances. L'Agriculture pourrait voir là une atteinte à ses prérogatives. Il faudra donc tenir compte des éventuels arbitrages ministériels.
    Depuis plus de quatre ans maintenant, la Direction du Médicament et de la Pharmacie a entamé une profonde restructuration qui a notamment porté sur le volet Ressources Humaines et sur la réorganisation du travail. L'un des aspects les plus apparents de ce chantier réside dans la mise en place d'une base de données et la refonte d'une bonne part de la législation pharmaceutique. Plusieurs projets de textes ont été mis sur le circuit. A commencer par le très attendu Code de la pharmacie.
    La composante financière constitue en revanche le parent pauvre de cette réforme. Le budget de fonctionnement est d'à peine 1,5 million de DH. Une somme qui frise le ridicule lorsqu'on sait que ce département est imparti de plusieurs fonctions: contrôle de médicaments, inspections en pharmacie (fabricants, grossistes et officines), octroi des AMM (autorisation de mise sur le marché). D'où l'idée d'améliorer les ressources à travers le statut Segma.

    Mohamed BENABID

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