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«Les gestionnaires du port d'Agadir doivent veiller à l'application des protocoles d'accord»

Lahcen Bijdiguen, président de la Chambre des Pêches Maritimes

Par L'Economiste | Edition N°:587 Le 03/09/1999 | Partager

· Des milliers de personnes rentrent chaque jour au port sans aucun contrôle
· Les mesures d'hygiène et de salubrité ne sont respectées ni sur les quais, ni dans la halle aux poissons
· La Chambre Maritime envisage l'introduction des caisses normalisées


LE port de pêche d'Agadir connaît une situation de malaise. La mise en application des protocoles d'accord signés entre les différents opérateurs pour l'organisation des circuits de débarquement et de commercialisation du poisson n'a pas réussi à éradiquer le mal qui le ronge. Le marché noir sévit toujours et l'état des lieux laisse à désirer. En effet, alors que l'engagement pris par les opérateurs interdit formellement la vente de poisson à même le sol sur le quai, cette pratique continue toujours. Dès leur arrivée au port, les bateaux sont assaillis par les acheteurs et le carré de pêche est encombré par les détaillants. Parallèlement à la commercialisation du poisson, un autre commerce est exercé dans l'enceinte même du port. Des marchands ambulants traînent par-ci par là pour vendre toutes sortes d'articles et de denrées alimentaires. Un véritable souk! Du côté de la halle, les conditions d'hygiène ne sont guère respectées. Le désordre règne partout et la liste est langue.
M. Lahcen Bijdiguen, président de la Chambre des Pêches Maritimes, livre à l'Economiste son opinion sur cette situation.

- L'Economiste: Que pensez-vous de la situation anarchique qui règne actuellement au port de pêche d'Agadir?
- M. Lahcen Bijdiguen: Anarchique? Le mot est trop fort. Cependant, il faut reconnaître que la situation actuelle est néfaste pour tous les opérateurs et qu'elle ne peut perdurer. Nous avons à maintes reprises dénoncé auparavant le commerce illégal du poisson. Cela s'est traduit par la signature de deux protocoles d'accord impliquant tous les opérateurs dans l'organisation des circuits de débarquement et de commercialisation des captures. Cela supposait la fin des circuits informels et l'accès exclusif du port de pêche aux seuls professionnels. Malheureusement, force est de constater actuellement que nous retournons à la case départ si ce n'est pire. Des milliers de personnes attendent chaque jour au port sans aucun contrôle. Nous ne pouvons cohabiter avec tout ce monde là et travailler correctement dans l'état actuel. Il appartient aujourd'hui à tous les opérateurs de prendre leurs responsabilités. A ce titre, les offices chargés de la gestion du port doivent veiller à l'application stricte des protocoles d'accord. Les forces publiques sont là pour leur prêter main forte.

- Le contexte actuel peut-il avoir des conséquences néfastes sur les exportations des produits de la mer à l'échéance de l'accord de pêche Maroc-UE?
- Aucune. L'exportation de nos produits vers l'Europe ou vers d'autres pays ne risque pas de souffrir de la situation actuelle. Je peux vous le certifier. Cela n'empêche pas que nous devions exiger que le nécessaire soit fait pour que le produit soit débarqué dans les normes d'hygiène et de salubrité requises outre-Atlantique, que ce soit destiné à l'exportation ou pour notre consommation locale.

- Quelles solutions préconise la Chambre des Pêches Maritimes pour améliorer la situation actuelle?
- Nous demandons d'une part l'application stricte des protocoles d'accord. D'autre part, nous travaillons à l'introduction des caisses normalisées. L'amélioration de la qualité de notre poisson passe par celle des instruments utilisés. Conformément aux textes, il est prévu également de transférer la gestion de la halle aux poissons à l'Office Nationale des Pêches. Concernant enfin la vente au détail, nous pensons qu'il est nécessaire d'assurer aux petits vendeurs des conditions d'approvisionnement et de distribution à l'extérieur du port.

Propos recueillis par Malika ALAMI

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