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Economie

Pêche côtière

L'analyse d'une mise à niveau qui a fini en queue de poisson
Par L'Economiste | Edition N°:587 Le 03/09/1999 | Partager

· Dans les prochains mois, l'ODEP passera à l'ONP la gestion des halles de quatre ports de pêche
· La halle d'Agadir toujours embourbée


Al-Hoceima, Al-Hoceima..., le nom de cette ville du Nord du Maroc revient systématiquement dans la bouche des vendeurs ambulants de poissons, notamment dans les quartiers populaires. Ce n'est pas fortuit. Le nom d'Al-Hoceima renvoie à la qualité. En fait, si ces vendeurs utilisent cet argument pour persuader le consommateur marocain de la qualité de leurs produits, c'est qu'ils savent que ces derniers n'en sont pas totalement convaincus. Et en matière de qualité, ce n'est pas seulement l'aval de la filière pêche qui laisse à désirer, mais malheureusement toute la chaîne.
Partant de ce constat, le programme de mise à niveau de la flotte côtière (1996-2001) ambitionnait de s'inscrire dans une démarche globale afin de relifter tous les maillons de cette chaîne. Aujourd'hui, le changement de ministre à la tête du Département des Pêches Maritimes a consacré une nouvelle approche: celle d'abandonner ce programme pour ne retenir que la modernisation de quelques installations techniques à bord des bateaux.
Point nodal de toute une filière politiquement et socialement sensible, la mise à niveau (MAN) de la flotte côtière est aujourd'hui tout simplement suspendue. Quant à la cagnotte de 200 millions DH destinée aux opérations de MAN, seulement 7% ont été utilisés, soit 15 millions de DH. Le reste est en stand-by. A rappeler que l'armement côtier est composé de 2.200 unités, dont 310 ont plus de 30 ans d'âge, 220 entre 20 et 30 ans, le reste ayant moins de 20 ans.
Quant à la flottille artisanale, si son nombre est officiellement évalué à 12.000 barques, d'autres observateurs l'estiment à plus de 50.000.
Outre la modernisation de la flotte côtière, le secteur de la pêche vit aujourd'hui au rythme «enthousiaste» de la passation de la gestion de quatre halles de pêche. En effet, l'ODEP passera la main à l'ONP (Office National des Pêches) pour la gestion des halles des ports de pêche de Casablanca, Agadir, Safi et Larache et ce, dans les six prochains mois. C'est au niveau de l'ONP que la gestion des halles est vivement souhaitée. Et pour cause, l'Office veut d'abord récupérer la gestion de toutes les halles avant de mettre la touche finale au changement de ses statuts. Datant de 1978, ces derniers sont aujourd'hui totalement dépassés. Reste que la passation de pouvoir de gestion entre les deux organismes publics nécessite le règlement du transfert de personnel.
Autre chantier que la filière pêche devra relever, la distribution. Voulant rattraper le temps perdu, la signature, le mardi 13 juillet, entre la Collectivité Locale de Marrakech et l'ONP pour la construction d'un marché de gros s'insère en effet dans la nouvelle politique de développement des circuits de commercialisation. Totalisant un coût global de 13,5 millions de DH, ce projet est le premier du genre d'un programme d'investissement «ambitieux». Outre ce marché de gros, le programme vise aussi la construction de nouvelles halles conformément au schéma directeur d'organisation de la filière. Or pour l'heure, seule la halle de Nador vient d'être aménagée. En revanche, celle d'Agadir évolue toujours dans le désordre.

Hassan BOUCHACHIA

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