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Le Crédit Lyonnais se retire d'Interfina

Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

La BMCE se renforce sur Interfina, la BCP sur Moussahama. Une importante modification du tour de table des deux sociétés d'investissement est en cours. La configuration définitive sera connue au cours du premier trimestre 1998.


Clinvest (Crédit Lyonnais Investissement), une filiale de la banque publique française, a décidé de se retirer du tour de table d'Interfina, annonce une source proche du dossier. «Ses participations seront reprises par la BMCE», est-il précisé. Si l'opération est bouclée, la banque marocaine détiendrait alors près de 28,5% du capital de 210 millions de DH contre 14,28% pour chacun de ses autres partenaires, BNDE, Crédit du Maroc, Banco Exterior Espana et le Groupe CFD-Proparco. Pour l'instant, le mouvement n'est confirmé ni par Interfina, ni par la BMCE. Selon M. Abdelkrim Raghni, directeur général du Fonds d'Investissement, «aucune décision n'est encore notifiée à Interfina». Et de pousuivre: «Il est normal que de telles rumeurs circulent autour du Lyonnais qui en principe doit vendre certaines de ses participations étrangères».

Dans les faits, tout porte à croire que l'opération annoncée pourrait être bouclée dans les prochains jours. Le tour de table ne garderait cependant pas très longtemps sa prochaine configuration. Il est en effet prêté à la banque espagnole l'intention de se retirer, toujours au profit de la BMCE. Quant au Groupe CFD-Proparco, il dit «être attentif à la définition d'une nouvelle stratégie». A en croire M. Bernard Larfeuil, directeur de l'agence Proparco à Casablanca, «la structure (Interfina) est intéressante». Il souligne: «Quel que soit le schéma retenu, la BMCE constitue un partenaire de référence pour nous». Autrement dit, l'actionnaire français n'envisage pas encore de céder sa part. Mieux, Proparco est fortement attirée par une participation dans Moussahama, également connue sous le nom de SPPP (Société de Participation et de Promotion du Partenariat), dont le capital (55 millions de Dh) est partagé entre la BMCE, la BCP, Bank Al Amal, la BNDE, le Crédit du Maroc et la BEI. Cette participation pourrait se faire par le biais d'une augmentation de capital prévue en 1998.

A noter que Proparco est déjà partenaire de Moussahama dans Caulliez Maroc, une société textile de Fès, récemment reprise par le groupe français Caulliez après quelques années d'arrêt de travail dû à des difficultés financières. Pour SPPP, la BCP serait sur la corde pour reprendre la part de la BMCE.
Dans les milieux financiers, il est indiqué que ces mouvements sont tout à fait logiques. Ils consistent à «un simple recentrage autour d'un actionnaire de référence»: la BMCE pour Interfina et la BCP pour Moussahama. Si l'on considère que le consortium amené par la banque privée est bien placé pour reprendre les participations de l'Etat dans la BNDE, la redistribution des cartes au sein de ces deux sociétés se justifie.
D'ailleurs, la BMCE a clairement indiqué dans son nouveau plan stratégique sa décision de restructurer son portefeuille de participations(1), une des missions de son pôle banque d'affaires confié à M. Saâd Bendidi, ancien directeur général de SPPP.

(1) Voir L'Economiste N° 307


Interfina dans les privatisations


Interfina (Internationale de Financement et de Participation) a été créée en 1992(2) avec une durée de vie statutaire de 10 ans. A l'origine, ses prises de participations étaient exclusivement orientées sur les entreprises privatisables Elle a effectivement joué un rôle actif dans ce domaine. Pour illustration, Interfina est actionnaire actif dans le capital de General Tire et de la CTM-LN, deux sociétés dans lesquelles elle occupe un poste d'administrateur. Les trois quarts de ses ressources avaient déjà été investies dans les privatisations.
Récemment, elle a décidé de diversifier ses activités par le développement des métiers de capital investissement et développement. A cet effet, une convention avait été signé avec Sigefi, une filiale du groupe français Siparex. A l'époque, M. Abdelkrim Raghni, directeur général depuis la création de la société, avait souligné(3) qu'après «un pari réussi dans les privatisations Interfina devait regarder plus en amont pour anticiper sur l'évolution du secteur financier et accompagner l'ouverture de l'économie».

Alié Dior NDOUR

(2) Voir L'Economiste N° 31 et 59.
(3) Voir l'Economiste N° 285.

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