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    Somaca: Le pôle industriel bientôt en route

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    La Somaca bouclera l'année bénéficiaire. Un programme de mise à niveau est déjà enclenché. Le 22 décembre, c'est le coup d'envoi du pôle industriel de développement de l'automobile.

    -L'Economiste: Un an après votre nomination à la tête de Somaca, quel bilan tirez-vous?
    - M. Ali Ghannam: Après une année, le bilan me paraît prématuré. La restructuration de la Somaca, entreprise ayant plus de 30 ans d'âge, est une action de longue haleine. Toutefois, le changement est déclenché. Au niveau de l'entreprise, ce changement touche l'investissement et la modernisation de la ligne de production, le plan de formation pour l'ensemble du personnel. Le changement touche aussi l'organisation de la société, avec la restructuration et le plan de rajeunissement du personnel, ainsi que l'environnement de la Somaca, notamment la sous-traitance. En définitive, nous pouvons avancer que le bilan est positif dans un marché qui reste relativement porteur. Le montage se consolide et se prépare pour se développer avec les nouveaux modèles de Fiat, la Siena pour 1998, qui sera suivie de la Palio. La Somaca bouclera l'année 1997 bénéficiaire avec un cash-flow d'environ 20 millions de DH pour un capital de 60 millions de DH.

    -Reste que l'avenir de la Somaca ne peut se limiter au seul contrat Fiat qui expire en 2003. Quels sont alors vos projets pour l'entreprise?
    - Au départ, nous étions face à une crise et une situation telles qu'il fallait trouver un système ou un compromis qui permette de stimuler le montage local, mais dans un contexte d'économie de marché.
    La voiture économique a été dans ce sens un compromis entre l'ensemble des acteurs (consommateurs, industriels, importateurs...). Ce projet a été limité dans le temps dans le sens où il permettrait à l'industrie de montage et au tissu de la sous-traitance environnant de préparer une com-pétition totale à partir de 2003 où il y aura des baisses des taux douaniers conformément à l'accord d'asso-ciation avec l'UE. Pour cela, nous travaillons afin de mettre à niveau l'outil de pro-duction, l'objectif étant de disposer d'une installation capable de fabriquer des unités, en termes de qualité et de productivité et qui peuvent se comparer aux chaînes internationales. Par ailleurs, nous pensons que le montage, tel qu'il est fait actuellement avec une faible intégration de 20%, n'est pas viable à terme. Aussi le contrat avec Fiat a-t-il prévu une progressivité de l'intégration, de 25% à fin 1998 pour arriver à 50% 18 mois après. Pour cela, nous lançons à partir du 22 décembre le projet de locaux industriels pour aider à l'installation des sous-traitants italiens.

    -La Somaca s'est engagée dans un programme de mise à niveau. Quels en sont les grands axes?
    - Comme je l'ai déjà décrit, il s'agit tout d'abord d'un programme de modernisation de l'équipement de Somaca pour un investissement de 60 millions de DH qui accompagne l'investissement de 140 millions de DH de Fiat pour la ligne de montage de la Siena-Palio, et le partenariat avec les autres constructeurs.
    Pour 1998-99, un investissement relatif aux cabines des laques en ce qui concerne la phase de traitement de surfaces de peintures des voitures est en cours de discussion.
    La mise à niveau c'est aussi les hommes avec un programme de rajeunissement et de formation sur les méthodes de base de l'automobile. Ce programme se réalise en collaboration avec l'ISVOR, institut italien de formation, l'OFPPT et d'autres organismes. Nous avons démarré l'aspect technique, reste la partie managériale et le perfectionnement du système qualité. Par ailleurs, notre objectif pour 1999 est d'être certifié ISO 9002.

    -Il est question de faire de la Somaca un pôle industriel de développement de l'automobile. Quel est l'état d'avancement du projet lancé il y a près d'une année?
    - Pour accompagner le projet de la voiture économique, le Conseil d'Administration de la Somaca a donné son accord pour la construction d'un certain nombre de locaux industriels sur les terrains de la Somaca et ce, sur une superficie de près de 28.000 m2. Ces locaux seront loués à des sous-traitants italiens à des prix, en cours d'étude, mais qui soient le plus bas possible pour ne pas handicaper les investissements. Parmi les sous-traitants, la société Proma qui détient actuellement 51% de Maghreb Elastoplast, filiale de la Somaca. Outre l'activité classique de Maghreb Elastoplast, le sous-traitant fournira les pédaliers, les crics et d'autres pièces d'emboutissage. Figurent également la société Delphi qui s'installe pour injecter la planche de bord et la société Silla pour les commandes à distance. Les candidatures d'autres sous-traitants sont en cours de discussion. Il est à préciser que les études d'architecture sont achevées. Nous sommes en train d'adjuger les différents lots.

    -Quel est votre diagnostic de la sous-traitance industrielle au Maroc?
    - La Somaca doit profiter de ces différents projets lancés pour se mettre à niveau et, à l'issue de sa privatisation, être cédée à un constructeur qui pourra l'intégrer dans une stratégie internationale. Cette vision peut être totalement transplantée au niveau des sous-traitants. L'avenir de l'automobile est un avenir mondial. Un sous-traitant ne peut plus aujourd'hui se cantonner à satisfaire la première monte ou le rechange. Il doit développer des partenariats internationaux et profiter de cette dynamique de la voiture économique, l'objectif étant qu'il devienne à l'horizon 2003 un sous-traitant pour l'export ou un sous-traitant d'un équipementier de renommée.

    Propos recueillis par Meriem OUDGHIRI

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