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    Le vrai test pour 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    L'automobile a entamé sa restructuration et les changements s'accélèrent. La Somaca sort sa tête de l'eau et la "World Car" est attendue pour 1998. Les membres de la Fédération de l'Automobile viennent de nommer un nouveau président. Sur un marché de plus en plus convoité, les marques se battent sur tous les fronts.


    Depuis près d'un mois, la Fédération Marocaine de l'Automobile a un nouveau président: M. Mohamed Ali Ghannam. Cet ingénieur nommé il y a un an pour recentrer la Somaca sur son activité de base se donne un objectif pour la Fédération: trouver un compromis entre tous les acteurs et "préparer un avenir qui ne peut être que de libéralisation". Une réunion de la Fédération est prévue pour le mois de janvier prochain pour arrêter un ensemble d'axes et mettre sur pied des commissions d'étude. La préparation de l'Auto Expo d'avril 1998, chapeautée par la Fédération, fait également partie du prog-ramme. Par ailleurs, M. Ghannam n'écarte pas la mise en place d'un code déontologique "à condition qu'il tienne compte des conditions du marché et les respecte. Il faudra dans tous les cas y insérer des garde-fous".

    Aujourd'hui, le secteur automobile a fortement évolué depuis que les pouvoirs publics ont tracé l'environnement et les professionnels déclenché sa dynamique. Auparavant, c'était une crise profonde qu'il traversait. Et l'industrie était au bord de l'agonie. Après avoir atteint son point culminant en 1978-79 avec 25.000 unités, la Somaca a vu sa production chuter à 11.000 en 1987 pour remonter à 20.000 unités en 1991. A partir de 1992, la voiture d'occasion rafle tout sur son passage. Beaucoup s'interro-geaient sur la fiabilité et l'utilité de la Somaca, née dans la protection et mise à genou par la déprotection. A partir de là, l'idée d'une voiture économique a germé dans le sens où l'Etat ne trace que l'environnement avec pour condition de garder une ouverture du marché.

    Stabiliser l'environnement


    En 1996, M. Ghannam est nommé à la tête de la Somaca pour asseoir une politique de rationalisation industrielle pour l'automobile. La Somaca devait en être "le bras armé"(1). Parallèlement, des mesures douanières et fiscales ont été prises pour l'ensemble des opérateurs. Autant de dispositions qui ont redonné de la vigueur à un marché laminé par l'importation de la voiture d'occasion. Le lancement de la voiture économique, rappelle M. Ghannam, a eu pour conséquences un rajeunissement du parc, et de là une meilleure sécurité et un meilleur environnement. Mais le vrai test sera pour 1998 avec la "World Car". Concernant les mesures nécessaires pour développer davantage l'industrie automobile, M. Ghannam avance la stabilité de l'environnement pour permettre à l'ensemble des opérateurs de disposer d'une bonne visibilité sur un certain nombre d'années. "Stabiliser signifie garder le statu quo actuel mais rester vigilant sur les évolutions, notamment celles de la voiture d'occasion".

    Aujourd'hui, "le secteur est en plein assainissement, et il n'a pas pleinement récupéré l'ensemble de ses capacités", souligne de son côté M. Adbellatif Ajana, directeur général de Sopriam. Avant la mise en place de tout cet environnement, ajoute-t-il, "le marché (CBU, CKD, voiture d'occasion) totalisait 100.000 unités. Actuel-lement, nous arrivons à peine à 50.000. Ce sont juste des transferts qui ont été réalisés".
    Reste que les marques se sont bien installées sur un marché de plus en plus convoité. Elles se battent donc sur tous les fronts et l'essentiel pour les importateurs se joue sur la gamme moyenne qui affiche des scores très favorables. Le marché du neuf met du turbo dans ses moteurs. Les lancements de nouveaux modèles se multiplient, des cartes de constructeurs changent de main et les promotions s'accélèrent. Dans le domaine de la qualité, la mise à niveau de l'automobile est devenue une obligation. Aujourd'hui, la voiture est un produit à forte implication. Deux critères doivent donc être pris en compte, explique M. Ajana. Il s'agit de l'après-vente et de la valeur de la revente. Face à la diversité de l'offre, le client marocain est devenu exigeant et reste le dernier juge.

    Meriem OUDGHIRI

    (1) Cf L'Economiste du 24 octobre 1996.

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