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    Entreprises

    Nouveau projet d'entreprise à la BCP

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Campagne de communication institutionnelle, nouveau projet d'entreprise: la BCP veut s'adapter au nouvel environnement des affaires sur fond de restructuration des banques régionales. Le Groupe entend toutefois préserver ses spécificités.


    «Ce cheval ne veut pas arrêter de galoper», disait M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de l'Incitation de l'Economie et de la Privatisation, délégué auprès du Premier ministre chargé des Entreprises d'Etat, lors d'une de ses fréquentes rencontres avec la presse. Le ministre faisait certainement allusion à l'étirement du processus de privatisation de la BCP. Ce dossier qui suscite quelques divergences est encore loin d'être classé. En attendant, cette institution veut confirmer sur un autre registre l'image que reflète effectivement son logo: toujours aller de l'avant pour garder sans partage la première place du secteur. Cet objectif est clairement décliné dans les propos de M. Abdellatif Laraki, PDG du Groupe, qui, entouré de quelques collaborateurs et administrateurs, recevait la presse, vendredi 12 décembre.

    Cette rencontre était motivée par deux événements majeurs pour la Populaire: l'inauguration du siège de la BPC (Banque Populaire de Casablanca) et le lancement de la nouvelle campagne de com-munication institutionnelle. Pour l'essentiel, il s'agissait de préciser les grandes lignes de la politique qui sera désormais suivie. Selon M. Laraki, «le regroupement engagé constitue un procédé de réorganisation de la présence du Groupe sur le territoire». La démarche est également expliquée comme un processus d'adaptation au nouvel environnement éco-nomique financier et réglemen-
    taire.

    Privatisation

    Après la BPC née de la fusion de trois banques populaires régionales (Casa-Anfa, Casa-Sud et Casa-Est), d'autres regroupements de banques régionales sont attendus. M. Laraki n'a pas dévoilé le prochain chantier, mais précise que le processus sera achevé dans les cinq années à venir et que le pouvoir de ces structures sera renforcé.
    Dans la foulée, il fait remarquer que cette démarche n'a rien de contradictoire avec les objectifs de la privatisation. A l'évidence, ce terme ne fait pas recette au sein de l'état-major de la Populaire où elle est simplement traduite par une «ouverture du capital». Sans doute, le caractère coopératif sera préservé. Le PDG de la BCP a indiqué que la mission de service public a également été préservée dans le projet de texte relatif à la réorganisation du Crédit Populaire. Il consiste notamment à collecter l'épargne dans les régions et au réemploi sur place.

    Ces valeurs, «nature co-opérative, vocation régionale et mission spécifique», apparaissent clairement dans le message préparé pour la campagne institutionnelle. La Populaire veut ainsi marquer ses différences bâties sur les notions de «banque citoyenne, de partenariat et de solidarité» avec le reste du système bancaire.
    Le caractère de service public n'occulte cependant pas les objectifs de modernisation et de rentabilité. A cet effet, un nouveau projet d'entreprise baptisé «Oasis 2000» a été adopté. Selon M. Laraki, il s'agit d'un «instrument conceptuel permettant de mobiliser de manière convergente les énergies de l'institution dans le respect des valeurs partagées et des fondements de notre culture d'entreprise». Les charges inhérentes à la réalisation de ce programme sont «difficilement chiffrables», est-il indiqué. Toutefois, les investissements annuels en informatique sont estimés entre 80 et 100 millions de DH pour tout le Groupe.

    Investissements lourds? En fait, le poids du groupe le justifie. A fin septembre 1997, ses ressources totalisaient près de 49 milliards de DH. La Populaire fait encore le plein grâce aux RME. Cependant, un petit glissement vers la clientèle locale est perceptible. «Les besoins des RME ont évolués», explique M. Laraki qui ne nie toutefois pas les effets de l'attaque de ses confrères sur ce segment.
    Côté emploi, le Groupe af-
    fichait 50 milliards de DH dont 63,3% placés en titres. Cette struc-ture qui marque encore le rôle de la BCP dans le financement du déficit public paraît relativement déséquilibrée. «Nous tendons vers l'amélioration de la rentabilité», avance M. Laraki. Le «cheval» n'arrêtera donc pas de galoper pour résister à l'assaut de la concurrence.

    Alié Dior NDOUR

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