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La Koutla met en jeu la crédibilité des chambres

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

L'Istiqlal et l'USFP, les deux partis locomotives de la Koutla, abordent les élections des chambres professionnelles avec des positions voisines.


Les portraits des candidats garnissent déjà les pages des quotidiens «Al Alam», organe de l'Istiqlal, et «Al Ittihad Al Ichtiraki», quotidien de l'USFP. Ainsi, les deux principaux partis de la Koutla communiquent. La campagne électorale, qui s'achève ce jeudi à 24 heures, a repris avec les traditionnelles couleurs: rose pour le premier, mauve pour le second.
L'idée-force de cette campagne: accorder aux différentes chambres une crédibilité perdue. Dans ce sens, le statut des chambres professionnelles devra être revu. Sur le plan organisationnel, la position du Parti de l'Istiqlal est claire: «Il faut cesser de considérer ces structures comme des laboratoires à la solde de l'Administration», explique M. Abdelhak Tazi, secrétaire général de l'Union Générale du Commerce, de l'Industrie, de l'Artisanat et des Pêches Maritimes, organisme datant de 1957 qui a pour mission d'encadrer les professionnels et préparer ces élections. A ses yeux, il faudra rendre les chambres réellement majeures pour qu'elles reflètent fidèlement l'état des entreprises du pays.
Cette position trouve un écho favorable dans les rangs de l'USFP. Le parti considère en effet que ces institutions ne jouent pas un rôle dynamique dans le développement économique et social qui leur échoit. M. Driss Lachgar, député USFP et coordinateur national de ces élections, ne mâche pas ses mots: «Le gouvernement est conscient que les chambres sont des coquilles vides, n'ayant aucun rôle positif en dépit de leur poids économique».

Cette position est proche de celle de l'Istiqlal. M Tazi, qui est par ailleurs membre du Comité Exécutif du Parti, précise les contours du profil des prochaines chambres: «Elles doivent être les porte-parole des professionnels et l'interlocuteur des pouvoirs publics. Cela existe dans les textes. Dans la pratique, la différence est de taille». Sur ce registre, il regrette amèrement l'absence totale des chambres professionnelles lors de l'épisode du dialogue social, couronné par la signature de la déclaration commune du 1er août. La CGEM avait joué son rôle.

Changement de texte


Cette vision voisine des deux partis du rôle que doivent désormais jouer les chambres s'estompe pour laisser la place à deux «divergences» lorsqu'il s'agit de l'aspect réglementaire. L'Istiqlal considère que le cadre légal actuel est suffisant. Il s'agit de mettre les personnes qu'il faut à la place qu'il faut, indique M. Tazi. L'USFP va plus loin. Pour M. Lachgar, la modification des règles de fonctionnement devient indispensable. Les lois sur les chambres ont toujours favorisé le volet électoral au détriment du rôle économique. En effet, il explique que les deux tiers des articles sont consacrés au mode d'élection de la chambre. Le tiers restant vise à déterminer les frontières des relations avec la tutelle.
Quant aux candidatures, le choix des hommes se fait par la base, affirme M. Tazi. «L'Union générale, qui se veut apolitique dans la mesure où elle est ouverte à toutes les tendances, est constituée de syndicats où la représentation provinciale et de syndicats de jeunes promoteurs», ajoute-t-il.

A part les Sans-Appartenance Politique (SAP) qui caracolent en tête pour l'élection des quatre chambres, l'Istiqlal arrive en première position avec 367 candidats (14,20%) pour les chambres d'agriculture. Quant à l'USFP, elle occupe la troisième position avec 242. Pour les chambres de commerce, d'industrie et de services 678 candidats (9,7%) istiqlaliens sont suivis en 2ème position par l'USFP avec 576. La première place est conservée pour les chambres d'artisanat par l'Istiqlal qui présente 455 candidats (10,81%) et l'USFP 412 candidats. L'istiqlal perd cette position de leader pour l'élection des chambres des pêches maritimes où il arrive au quatrième rang après l'USFP, le RNI le MP.
Il est à rappeler que les membres des chambres d'agriculteurs sont élus au scrutin uninominal à la majorité relative à un tour. Quant aux autres, ils seront élus au scrutin de liste à la représentation du plus fort. Toutefois, l'élection a lieu au scrutin uninominal à un tour au cas où un seul membre est à élire dans une circonscription électorale.

Mouhamed CHAOUI

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