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Economie

Le regard critique d'Alternatives sur les communales

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Consensus mal compris, dissensions internes, opportunismes ont, entre autres, conduit la Koutla à l'échec. Alternatives, association qui se veut indépendante, porte un regard critique sur les communales du 13 juin.


La Koutla a bel et bien raté le coche. C'est ce qui ressort de la déclaration de l'association Alternatives, Changement et Développement. Les élections communales du 13 juin dernier ont montré qu'en dépit d'une «certaine montée de la Koutla, aussi bien en termes de voix que de sièges, cette mouvance enregistre en fait un échec relatif par rapport aux attentes et aux espoirs d'une alternance avec un gouvernement fort».
Le dîner-débat organisé le 22 juillet, par l'Association que préside M. Abdelali Bena-mor, professeur universitaire qui, politique-ment, se situe franchement à gauche, a été strictement réservé aux problèmes de la Koutla, alors que le programme annonçait «évaluation de la situation politique après les élections communales et les perspectives concernant les élections législatives». Néanmoins, la rencontre à laquelle plusieurs journalistes, politisés ou sans appartenance politique, ont assisté, était intéressante et s'est déroulée dans une ambiance décontractée. Le sujet donc était la Koutla, ses échecs et leurs causes.

Et d'abord cette constatation faite par Alternatives qui note qu'au sein de la Koutla «la stratégie d'alliance a d'abord profité à l'Istiqlal qui est devenu le premier parti du pays», tandis que l'Union des Forces socialistes populaires (USFP) a subi «un revers relatif», perdant ou reculant dans ses bastions citadins traditionnels.
Quelle est donc la surface politique réelle de la gauche? Du point de vue des valeurs, souligne M. Benamor, le Parti de l'Istiqlal constitue en fait une «droite conservatrice populaire représentative». Ce qui ne laisse à la gauche qu'une «assez faible» part de l'électorat, environ 13% des élus. La distinction est ainsi faite entre «Koutla» et «Gauche». Ce moment de la déclaration n'était pas facile.

Consensus mal compris


En fait, un grand effort a été déployé par le président d'Alternatives pour le faire passer dans un souci certain de «ménager la chèvre et le chou». La déclaration elle-même a d'ailleurs ajouté «populaire et représentative» pour atténuer la teneur de l'expression «droite conservatrice». Une nuance qui n'a pas échappé à l'assistance, à plus forte raison à M. Naîm kamal du journal L'Opinion qui s'est fait durant le dîner-débat le défenseur de son parti, l'Istiqlal, avec des méthodes qui contrastent avec l'ambiance de la réunion, suscitant un débat autour de la position de gauche d'un parti réputé de droite.
L'association a pu tout de même présenter sa vision de l'échec de la Koutla. Celui-ci est dû à cinq «raisons essentielles».
Ce sont premièrement les dissensions internes à «certains partis» et à la difficulté de fonctionnement de la Koutla. Deuxièmement, les opportunismes qui ont fait leur entrée dans des partis qui ont essayé jusqu'à présent de respecter le sens de l'éthique et d'une «certaine déontologie». Troisièmement, l'absence, le flou ou du moins le manque de communication qui entourent les projets sociaux et les programmes des partis de la Koutla qui, quatrièmement, «n'ont pas bien négocié les conditions de préparation juridique et organisationnelle des élections».

La cinquième raison est la plus importante, et la déclaration d'Alternatives lui consacre plus d'espace. Il s'agit, a dit M. Benamor, des «déviations qu'a connues le concept de consensus». Au moment où «certaines» des composantes de la Koutla semblaient limiter le consensus aux institutions politiques et aux élections libres, le comportement de fait a accusé un double écueil. Selon Alternatives, «non seulement la réflexion sur le consensus de base n'a pas porté sur l'essentiel des options de base, y compris un bon nombre d'options politiques comme le nombre de tours et le découpage électoral, mais le concept a pris parfois l'allure d'un «certain» unanimisme par rapport à des questions soulevant encore des controverses et relevant de l'alternance comme la loi sur la société anonyme». Ceci, a conclu la déclaration, s'est avéré de nature à faire douter l'électeur des différences de sensibilité et l'a amené à «faire des confusions qui se sont avérées négatives pour la Koutla».

Hakim ARIF

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