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Enseignement: Les syndicats promettent une rentrée chaude

Par L'Economiste | Edition N°:800 Le 30/06/2000 | Partager

. La marche de protestation des syndicats a été interdite par les autorités. Ils réclament des séances sectorielles de dialogue socialLa prochaine rentrée scolaire s'annonce mouvementée. Après l'interdiction de leur marche de protestation prévue hier 29 juin, les syndicats de l'enseignement promettent «une rentrée exceptionnelle«. «Nous serons présents avec d'autres formes de contestation«, affirme M. Abderrahman Chennaf du Syndicat National de l'Enseignement (SNE-CDT) lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec la Fédération Autonome de l'Enseignement (FAE-UGTM). Les syndicats ont été informés, le 19 juin, par les autorités de la Wilaya de Rabat que leur marche n'est pas autorisée pour des «raisons de sécurité.« Décision qu'ils ont qualifiée de retour au tristement célèbre Dahir de 1935.Les enseignants avaient choisi de clore l'année scolaire sur une note de mécontentement. Ils dénoncent la négligence de leur cahier revendicatif et «l'exploitation propagandiste« des résultats du dialogue social par le gouvernement. Ils refusent de rester éternellement victimes de leur nombre. Le Ministère de l'Education Nationale est en effet le plus grand employeur public avec près de 300.000 postes budgétaires absorbant 21% du Budget de l'Etat. A chaque fois que leurs revendications matérielles sont remises sur la table, le problème de financement se pose. Cette année, il a pris de l'ampleur. Le gouvernement avance sa liste de contraintes, désormais connue par tout le monde: sécheresse, augmentation de la facture énergétique, surévaluation du Dollar… Les enseignants en sont conscients, mais demandent l'égalité de traitement. «Les revendications du personnel de la Santé Publique, des médecins militaires et des enseignants universitaires ont été satisfaites, pourquoi pas les nôtres?«, s'interrogent-ils. Ils appellent même à ce que la priorité leur soit donnée dans la perspective de l'entrée en vigueur de la Charte de l'enseignement. Le SNE et la FAE considèrent que le gouvernement détourne le dialogue social en l'ouvrant uniquement avec les centrales syndicales. Ce genre de dialogue est voué à l'échec s'il n'est pas complété par un dialogue sectoriel. Les deux syndicats ont appelé le 3 juin à une nouvelle séance en application de l'accord du 19 Moharram (Ils préfèrent l'appeler accord d'avril parce qu'il leur rappelle «un certain poisson«). Une première rencontre a eu lieu le 14 juin puis une deuxième le 20 juin sans que les deux parties n'arrivent à une entente. Selon les syndicats, le ministre de l'Education National les soutient politiquement, mais ne peut le faire sur le plan gouvernemental. Pour eux, le problème se résume en deux mots: «manque de volonté politique de la part du gouvernement«.


Oui à la Charte, mais…!

La Charte Nationale de l'Enseignement sera appliquée dès la prochaine rentrée. Le BO a commencé à publier les textes de loi qui s'y rapportent. La FAE et le SNE affirment qu'ils adhéreront à son «opérationnalisation«. «Nous n'étions, certes, pas impliqués dans la préparation de la Charte, mais notre rôle sera d'attirer l'attention sur ses faiblesses et de veiller au respect de ses objectifs«, indique M. Chennaf. Même son de cloche chez M. Mohammed Benjelloun de la FAE. «La Charte n'est pas sacrée et doit être constamment soumise à l'évaluation, car il y a une grande différence entre les documents, combien même soient-ils bien rédigés, et la réalité«. D'ailleurs, affirme M. Benjelloun, la Charte ne résout pas le problème de financement de la réforme. Les syndicats adhèrent à la Charte, mais demeurent sceptiques.O. M.

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