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    Economie

    Enquête microfinance/TI
    Vulgarisation du Net, là où ça coince!

    Par L'Economiste | Edition N°:2919 Le 12/12/2008 | Partager

    . Manque de compétence, qualité d’équipement, coût de connexion…L’enquête de PlaNet Finance Maroc dresse un portrait assez surprenant des centres d’accès communautaires (CAC) et des cybercafés, uniquement créés par des microentrepreneurs. Trois questionnaires distincts ont été adressés à six centres -notamment à Oujda, Azrou et Errachidia-, à 50 cybercafés à Casablanca et à Rabat et à 300 microentrepreneurs vivant principalement dans l’Oriental (voir pages 3 et 5). Les CAC sont des associations impliquées dans la popularisation du PC, de l’internet… C’est le cas par exemple du réseau AssoClic relié à l’association Ateliers sans frontières ou encore le réseau Ajialcom du ministère de la Jeunesse et des Sports… Pour les CAC, la majorité des centres envisagent des investissements dans le matériel dans les six prochains mois. Toutefois, le coût de communication est considéré comme «un frein au développement», selon les enquêteurs. Par ailleurs, les besoins de revenus supplémentaires s’avèrent une source de motivation. Les centres ont des rentrées d’argent qui oscillent entre 500 et 3.500 DH par mois. Ils dépensent en moyenne moins de 500 DH par mois pour l’achat de matériel. Sans compter les salaires des employés entre 500 et 1.000 DH par personne. C’est ce qui expliquerait que la moitié des associations veulent se financer soit par un appel au don ou par le lancement de nouveaux services, notamment la formation informatique. Les «centres informatiques de ces associations ont des locaux suffisamment grands pour accueillir des micro-center business. Ils disposent tous de 9 à 25 ordinateurs», précise l’enquête. Pour les cybercafés, un questionnaire exhaustif, d’environ 45 mn, s’est intéressé à la gestion. Le chiffre d’affaires oscille entre 2.000 et 10.000 DH par mois. Le tiers des 50 cybers réalisent un profit n’excédant pas 2.000 DH par mois. Outre la concurrence (64%), ce type de structures souffre d’un manque de compétence, la qualité de l’équipement et celle de la connexion internet (38%). Aucun d’entre eux ne possède de licence d’exploitation des ordinateurs (logiciels…). Même si elle existe, l’assistance, surtout en bureautique et internet, intervient suite à la demande du client. De plus, la plupart des gérants ne sont pas formés. Par ailleurs, un tiers des cybers ne payent pas les mensualités de leurs crédits. A part l’état des lieux, «l’évaluation de leur positionnement par rapport à la norme Al Morchid» a été traitée. Ce label, lancé par le secrétariat d’Etat aux TIC, table sur une certification basée sur l’uniformisation des services, un débit internet de 1MB au minimum, formation... Ainsi, Al Morchid «serait probablement hors de portée» pour la plupart des enquêtés. Sans être en mesure de fournir des services similaires à ceux fournis par les CAC, les cybercafés pourraient devenir des «relais TIC» pour les microentrepreneurs.F. F.

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