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    Emploi: Près de 240000 postes créés en 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    L'activité, l'emploi et le chômage sont décortiqués par le Direction de la Statistique. Les résultats pour le quatrième trimestre 1997 laissent apparaître une hausse de la contribution du secteur public à l'emploi.


    EN attendant les résultats de l'enquête sur l'emploi pour le premier trimestre 1998, la Direction de la Statistique décortique les données sur l'activité, l'emploi et le chômage en milieu urbain pour le quatrième trimestre 1997. Ces derniers chiffres devraient servir de base de travail à l'équipe Youssoufi et plus particulièrement au nouveau ministre de l'Emploi, M. Kahlid Alioua. Ce n'est pas exclusivement à 178 docteurs et ingénieurs à qui il devra trouver des solutions, mais à près de 902.000 demandeurs d'emploi, une population qui représente un taux de chômage urbain de 17,5%.
    Entre 1996 et 1997, la population active occupée a enregistré une hausse de 5,7%. Elle passe de 4,02 à 4,26 millions de personnes. Cela signifie que 240.000 emplois ont été créés. La performance est plutôt honorable.
    Sur la même période, la part de l'emploi salarié a reculé de 65,4 à 64,2%. La part des indépendants est, elle, en progression. Elle augmente de 22,9 à 23,9%.
    Le secteur privé au sens large, qui est le principal pourvoyeur d'emplois dans les villes, a vu sa contribution reculer de 1,4 point par rapport au même trimestre de l'année précédente à 77%. Cette baisse s'est opérée en faveur du secteur public qui a vu sa part dans l'offre d'emploi progresser de 21,4 à 22,8%.

    Au quatrième trimestre 1997, l'offre de travail aux personnes âgées de 15 ans et plus a atteint 5,16 millions, toujours en milieu urbain. Le nombre d'actifs enregistre ainsi un accroissement de 5,6% par rapport au trimestre précédent. Plus d'un quart de cette population active est composée de femmes.
    La différence entre la population active et les actifs occupés est constituée de chômeurs. Ils sont 902.000, dont près de 57% n'ont jamais travaillé. Selon la Direction de la Statistique, environ 3 sur 4 chôment depuis plus d'une année. Les experts de cette Direction fournissent une classification de cette population selon les causes du chômage. Arrivent en tête les chômeurs de fin d'études. La deuxième cause du chômage est liée à l'arrêt de l'activité de l'établissement ou au licenciement. Une personne sur quatre est frappée par le chômage en raison de cette cause. La cessation d'activité indépendante, saisonnière ou pour raison de salaire arrive en troisième position. Elle concerne 14,6% de la population active en chômage.

    Appréhendées sous l'angle des diplômes, la classification des causes du chômage change. Pour les chômeurs diplômés de niveau supérieur, 77,3% sont au chômage à la fin de leurs études et 8% en raison de l'arrêt de l'activité de l'établis-sement ou d'un licenciement. Le constat est clair. Un haut diplômé ne chôme que la période transitoire, mais il s'agit souvent d'une longue durée.
    Près de 82% d'entre eux chôment pendant plus de deux ans. Ensuite, les emplois deviennent relativement stables.
    En revanche, pour les chômeurs de niveau moyen, seuls 45,7% se trouvent sans emploi à la fin de leurs études. Néanmoins, la proportion de chômeurs suite à un problème lié à l'entreprise est plus importante que la catégorie précédente. Elle est de 21,7 et 14,3% en raison de cessation d'activité indépendante, saisonnière ou à cause du salaire.
    Les plus touchés par le chômage lorsqu'il y a arrêt de l'activité sont à l'évidence les sans-diplômes: plus d'une personne sur trois. Une personne sur quatre en raison de la cessation d'activité indépendante, saisonnière ou pour raison de salaire se retrouve au chômage.

    Fatima MOSSADEQ.

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