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    Des restaurateurs casablancais en association

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    Fiscalité, formation, charte d'hygiène, centrale d'achat. Des restaurateurs casablancais se regroupent pour défendre leurs intérêts.


    Des restaurateurs de Casablanca ont leur association. Créée en septembre 1997 et reconnue officiellement le 9 février dernier, l'ARGC (Association des Restaura-teurs du Grand Casablanca) ne compte pour l'instant qu'une vingtaine de membres. "Les gens n'y croient pas vraiment, ils s'occupent uniquement de leurs propres intérêts, et l'esprit d'action de groupe n'est pas encore assimilé», indique M. Jean-Claude Kerinec, secrétaire général de l'Association. Celle-ci a convié à une réunion d'information une soixantaine de personnes pour faire adhérer le maximum de restaurateurs. Vingt-cinq seulement ont répondu présent. L'Association cherche à l'évidence à promouvoir la restauration, assurer et élever le prestige de la profession et resserrer les liens de confraternité existants entre ses membres. Elle compte également agir et intervenir plus généralement dans toutes les questions ou problèmes se rattachant directement aux activités de la restauration.

    Ainsi, M. Azzelarab Hasnaoui Amri, président de l'Association, a mis en évidence la volonté des membres de travailler dans un "esprit" de partenariat avec l'Administration, "celle-ci ne sera pas notre adversaire, mais notre collaborateur", estime-t-il.

    Anomalie


    L'ARGC va s'atteler à résoudre plusieurs problèmes, indique M. Hasnaoui: sur le plan fiscal par exemple, "il y a une anomalie", s'étonne-t-il. La TVA pratiquée dans les restaurants des établissements hôteliers est la moitié de celle exigée des restaurateurs (10 contre 20%). Il n'y a aucune raison à cela, dit-il. Et d'ajouter non sans ironie: "le Ministère de tutelle est pourtant le même".
    Par ailleurs, la commission prélevée sur les cartes de crédit est trop élevée à son sens. Des négociations pour faire baisser le taux seront engagées avec les établissements bancaires. Selon M. Hasnaoui, la commission est de 30%, alors qu'au GPBM il est fait mention de 3% seulement.
    Côté hygiène, l'établissement d'une charte qui sera scrupuleusement respectée par les membres de l'Association est souhaitable. Les instances législatives devront mettre en place une série de normes claires pour combler le vide juridique existant, a-t-il ajouté. Le rapport de l'Institut Pasteur, tombé suite à une enquête commandée par le Ministère de la Santé publique(1) sur l'hygiène des établissements de restauration, est survenu en dépit de l'absence de toutes normes préétablies. Le Pr Abdellah Benslimane, directeur général de l'Institut, a pourtant clairement indiqué la conformité des méthodes utilisées et des normes retenues à celles admises à travers le monde.

    Le problème de la sécurité est également soulevé, et des tarifs préférentiels devront être négociés avec la Lyonnaise des Eaux de Casablanca pour remplacer à terme le gaz par l'électricité.
    Autre priorité de l'Association: la formation. La profession souffre, selon M. Hasnaoui, du manque de personnel qualifié. Favoriser une meilleure communication aussi bien au niveau interne (meilleure ambiance de travail) qu'externe (mieux être à l'écoute de sa clientèle par exemple) sera également un des axes d'action. L'Association se fixe enfin comme objectif, et pas des moindres, la création d'une centrale d'achat pour alimenter ses membres en matières premières à meilleurs prix, qualité et délais.


    Le Bureau de l'ARGC


    · Président : M. Azelarab Hasnaoui Amri (Le Néroli)
    · Vice-présidents : MM. Hafid Akkar (Le Don GiIovanni), Khalid Abbadi (Le Sans Pareil) et Rachid Tazi (L'Entrecôte)
    · Secrétaire général : M. Jean-Claude Kerinec (Le Dauphin)
    · Secrétaire général-adjoint : M. Mohamed Chafky (L'Excuse)
    · Trésorier : M. Jacques Rolling (Le Retro)
    · Trésorier-adjoint : M. Mohamed Alaoui (Imilchil)
    · Assesseur : M. Mohamed Sbaï (Le Riad
    Zitoun).

    W.S.

    (1) Cf L'Economiste n° 317 du 12 février 1998, Dossier Santé.

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