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Départs en pèlerinage : Casablanca perd son hégémonie

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

La Royal Air Maroc met le paquet pour le pèlerinage qui commence à la fin du mois. Une cinquantaine de rotations sont prévues avec un renforcement des vols directs au départ des provinces. Le tarif du billet reste inchangé alors que la franchise-bagage double.


Dans un peu plus de trois semaines (30 mars), le premier contingent du quota des 27.000 pèlerins affecté au Maroc décollera à destination des Lieux Saints, tandis que le dernier vol retour RAM est prévu pour le 21 avril. Entre les deux dates, la compagnie a programmé cinquante-cinq vols pour assurer le transfert des pèlerins vers l'Arabie Saoudite. "Tout est fin prêt", assure M. Abderrafih Zouiten, directeur Pôle Clients Maroc à la Royal Air Maroc, en charge de l'opération à la compagnie. La répartition du transport des pèlerins a été effectuée par la commission Royale de pèlerinage entre la compagnie nationale et la Saudia Airlines. Théoriquement, la première pourra tabler sur un potentiel de 19.000 passagers, la différence étant en principe allouée à la compagnie saoudienne. La Royal Air Maroc reconduit les mêmes tarifs que l'an dernier. Les passagers qui voyageront par charters débourseront 7.650 DH (hors taxe) contre 8.050 DH pour ceux désirant emprunter les vols réguliers. Ces tarifs, explique-t-on, sont tout à fait compétitifs, car ils sont grevés par des mises en place à vide additionnelles. Les vols partent pleins et reviennent à vide, soit pratiquement une rotation creuse.
Au siège du transporteur, l'on n'oublie pas surtout qu'à leur retour les houjaj sont généralement bondés de cadeaux pour leur famille. Ainsi, la franchise-bagage a été portée à 40 kg par pèlerin et, au-delà, tout kilo sera facturé 25 DH, soit pratiquement une réduction de moitié par rapport au tarif normal, explique M. Zouiten. Les tarifs du voyage étant fixés par voie réglementaire, la multiplication de ce type d'incitations risque de s'avérer décisive dans la décision du client.

Décentralisation des départs

Les responsables du transporteur national affichent la sérénité face à l'agressivité commerciale de la Saudia Airlines: "l'image de cherté qui collait à la peau de la compagnie n'est plus du tout justifiée. D'ailleurs, ce sont nos concurrents qui s'alignent maintenant sur nos tarifs promotionnels", poursuit le responsable de la clientèle Maroc de la compagnie.
Concernant les conditions de transport, la compagnie renforce la politique de décentralisation des départs à partir des provinces entamée déjà l'année dernière. Qu'il parte d'Agadir ou de Casablanca, précise M. Zouiten, le pèlerin payera le même tarif. Les vols seront assurés par Jumbo-jet et Boieng 757. Les avions de la RAM décolleront pratiquement de toutes les grandes villes du pays (Fès, Marrakech, Tanger, Oujda, Ouarzazate, Agadir, Rabat, Casablanca, etc) dans la mesure où les installations aéroportuaires et l'effectif de passagers le permettent, assure-t-on à la compagnie. Errachidia est la dernière élue sur la liste des villes de l'intérieur d'où partiront directement les houjaj vers Jeddah.

Les moyens mis à la disposition des escales marocaines ont été renforcés afin d'assurer un meilleur traitement de la clientèle. Quelques retouches ont été également faites sur le service à bord pour tenir compte de la nature de la clientèle. Pour la phase retour, la RAM étoffe ses effectifs déployés en Arabie Saoudite. Entre les commerciaux et l'équipe chargée de l'escale de Jeddah, une cinquantaine de personnes au total s'occuperont de la gestion des problèmes du client sur place. Compte tenu du profil de la clientèle d'une moyenne d'âge assez élevée, et au-delà du caractère particulier du voyage, le service à bord sera plus affiné, promet la compagnie.
Par ailleurs, avec la crise du secteur, le pèlerinage est devenu la haute saison de l'activité pour plusieurs agences de voyages. Le Hadj peut représenter jusqu'à 30-35% du chiffre d'affaires annuel de quelques TO opérant sur ce créneau, confirme un gérant d'agence casablancais. A partir de cette année, le nombre de pèlerins directement "pris en charge" par l'Administration a augmenté aux dépens de la part autrefois réservée aux opérateurs de voyages. Ces derniers se sont vus amputées de la moitié de leur portefeuille pour "plaintes répétées et caractérisées" de clients. Annoncée juste avant le congrès de la Fédération des Agences de Voyages tenu en décembre dernier à Tanger, la mesure avait été accueillie comme une punition collective dans la profession. De 10.000, l'effectif est passé à 5.000 avec obligation de ne vendre que le segment de luxe. Malgré des démarches entamées en coulisses, les agences de voyages n'ont jamais réussi à infléchir la décision des pouvoirs publics. Le gâteau se réduisant, il faut donc s'attendre à des empoignades dans la profession pour attirer la clientèle.

ABASHI.SHAMAMBA.

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