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Entreprises

Matériels électriques : Le groupe Schneider cède son usine de Had Soualem

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

Un nouveau venu dans le matériel électrique. Le groupe Hotif, qui regroupe entre autre Soframar et la SGMS, a acquis l'usine de Schneider. Une nouvelle société est créée pour gérer l'outil industriel.


La carte du secteur des équipements électriques se remodèle. Le groupe Schneider se démarque de la production mais garde l'activité de négoce de ses produits fabriqués à l'étranger. Il a récemment cédé son usine spécialisée dans la fabrication de matériels moyenne et basse tensions installée dans la zone industrielle de Had Soualem à Maroc Transfo, une nouvelle société au capital de 10 millions de Dirhams majoritairement contrôlée par le groupe Hotif à travers sa filiale SMAC, Société Marocaine de l'Air Comprimé. Le prix de la transaction est gardé secret. Toutefois, il est à noter que la construction de cette unité industrielle fut achevée en 1993. A l'époque, l'investissement initial avait été estimé à 32 millions de Dirhams(1). Schneider, qui avait auparavant fusionné ses filiales Merlin Gérin et Télémécanique, avait transféré toute sa production de Casablanca vers Had Soualem. Pour M. Mohamed Azziz, directeur de la nouvelle entité, "il s'agit plutôt d'un partenariat". Le groupe français garde en effet une participation minoritaire dans le capital de Maroc Transfo. Mieux, les relations qui l'unissaient à l'usine demeurent. "Il continuera à assurer l'assistance technique et la formation comme par le passé", précise M. Azziz. De plus, la société continuera de fabriquer sous licence Schneider des transformateurs, des cellules basse et moyenne tensions ainsi que des disjoncteurs domestiques.

Acquis sociaux conservés

Moins de trois ans après la mise en marche de cette unité industrielle, le recul du groupe Schneider surprend un tout petit peu dans la profession, d'autant qu'il ne manquait pas d'ambition en décidant la réalisation d'installations plus performantes. Outre un quadrillage plus large du marché local par l'élargissement de la gamme et la préparation à la certification ISO 9002, l'usine de Had Soualem visait aussi le marché de l'UMA. Explication de la décision: la maison mère estimait que sa manière de manager ses filiales n'était peut être pas adaptée au marché marocain et a jugé plus serein de céder la place à des nationaux. "Si ce n'est pas un échec, ce n'est pas non plus une réussite sur le plan du management", commente-t-on.
Financièrement, la situation n'était pas très rose. L'usine avait réalisé un chiffre d'affaires de 175 millions de Dirhams en 1995. Les comptes étaient équilibrés, mais se sont dégradés par rapport aux années précédentes. L'évolution ne présageait pas une rentabilité satisfaisante. Cependant, il n y a pas de péril en la demeure. "L'outil de production conserve un grand potentiel, que ce soit par la maîtrise industrielle ou par la qualité des hommes", souligne M. Azziz. Et de poursuivre: "notre objectif est de faire mieux ce que Schneider faisait bien en dégageant les moyens qui permettront des résultats intéressants: un chiffre d'affaires plus élevé, une rentabilité en hausse et des hommes plus satisfaits". Pour l'instant, ces derniers n'ont pas subi de conséquences fâcheuses. La transition s'est faite en douceur. Il n' y a eu aucune remise en cause des acquis sociaux. "La transaction s'est faite en total accord avec le personnel qui a été repris avec tous les avantages initiaux, entre autres l'ancienneté, les primes de transport et de panier".

Offre élargie

Reste maintenant à batailler pour grignoter quelques points sur un marché devenu plus difficile en raison de l'attentisme qui prévaut, de la concurrence étrangère sur les disjoncteurs domestiques et d'une surcapacité de production au niveau local, notamment en ce qui concerne les transformateurs de puissance, un des principaux produits de la société. Le demande de transformateurs porte en effet sur près de 2.000 unités pour une capacité installée de 4.000 par an. Avec une production de 1.200 unités par an, l'usine de Had Soualem "contrôle environ 30 à 35% du marché", indique M. Azziz. Elle est par ailleurs en mesure de fabriquer 2.400 à 2.500 cellules moyenne et basse tensions par an. Pour les disjoncteurs, la capacité atteint 600.000 pôles par an. Maroc Transfo vient par ailleurs d'étoffer son catalogue avec les groupes électrogènes, produit qui ne figurait pas sur celui de Schneider.
La nouvelle acquisition permet ainsi au groupe Hotif, présidé par M. Abbès Bennani Smires, de prendre pied dans le secteur de l'électricité. Hotif, dont une grande partie de l'activité reposait sur l'importation et la distribution de machines-outils, de pièces de rechange et de matériel de travaux publics, est maintenant composé de 8 sociétés(1). Maroc Transfo lui permettra de renforcer son assise dans le milieu industriel et d'avoir des ambitions sur les marchés extérieurs.

Alié.Dior.NDOUR.

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