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    Affaires

    Commercialisation du blé tendre
    Le système des appels d’offres modifié

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Les organismes stockeurs rejettent cette modification. Les coopératives devraient reprendre leur activité dans les jours qui viennent. Le ministère de l’Agriculture n’en a pas fini de régler les conflitsSoulagement chez les coopératives agricoles. La ténacité qu’elles ont montré dans leurs multiples réunions a fini par payer. Le ministère de l’Agriculture a finalement décidé vendredi 2 juin de modifier la gestion des appels d’offres instaurés cette année pour l’approvisionnement des minoteries en vue de la fabrication de la farine subventionnée (12,5 millions de quintaux de blé tendre). Le cahier des charges sera adapté à chaque famille de collecteurs. «Coopératives et collecteurs privés auront donc des cahiers des charges différents», explique Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et de développement rural (Comader). Pour le ministère de l’Agriculture, la modification de la gestion des appels d’offres est une solution intermédiaire. «Les appels d’offres ont été maintenus mais les modalités pratiques ont changé», indique Abdellatif Guedira, directeur de l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL).Par ailleurs, et au grand bonheur des stockeurs, la prime de stockage (2 DH/q par quinzaine) restera élargie à l’ensemble de la récolte collectée du 1er juin au 30 septembre 2006, soit 20 millions de qx, selon les prévisions du ministère (www.leconomiste.com). Les organismes recevront cette prime jusqu’à l’écoulement total du stock, pour le blé destiné à la farine subventionnée et, jusqu’à février 2007, pour le reste de la récolte. Selon Mehdi Athmoun, président de la Fédération des chambres d’agriculture, le bien-être des fellahs a primé dans ce dossier. Représentants de filières céréalières et ceux du ministère avaient un seul souci: ne pas priver l’agriculteur des retombées de cette campagne agricole record en le faisant bénéficier d’un prix qui, au moins, s’approche de celui fixé par le ministère. Chose qui était pratiquement impossible compte tenu du refus des coopératives à acheter le blé. En effet, un quintal coûtait la semaine dernière entre 180 et 200 DH dans certaines régions notamment Safi, Khouribga ou Beni Mellal (www.leconomiste.com). Pour rappel, les coopératives avaient rejeté le système des appels d’offres parce que, selon elles, il avantage les organismes privés. «Les coopératives ne peuvent pas lutter contre ces organismes qui achètent le blé moins cher et qui ont, en général, moins de charges», avait expliqué le président d’une coopérative agricole.Suite à la décision du ministère, les coopératives reprendront leur activité dans les jours qui viennent. «Probablement mardi 6 juin, le temps de finaliser l’accord», souligne Zaghloul Essaidi, président de l’Union nationale des coopératives agricoles marocaines (UNCAM).En revanche, la décision du ministère n’a pas fait que des heureux. Les organismes de stockage privés refusent «catégoriquement» cette offre. Selon un stockeur, ils préfèrent l’ancien système où l’Onicl se chargeait du dispatching du blé près des minoteries, selon les besoins de chaque région. Ils se pourraient d’ailleurs qu’ils continuent de «bouder». Ce qui risque de faire chuter davantage les prix du blé tendre. Apparemment, le ministère est loin d’être au bout de ses peines.Mohamed AKISRA

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