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    Agadir: Faible fréquentation des hôtels de 2e et 3e lignes

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Malgré une hausse des arrivées, leur taux d’occupation reste toujours très bas  La station balnéaire d’Agadir continue à connaître une progression dans son activité touristique. Selon les chiffres communiqués par le ministère du Tourisme, la destination a enregistré une hausse de 27% du nombre de ses nuitées en avril dernier comparativement à la même période en 2005. La capitale du Souss affiche ainsi une tendance largement supérieure à celle constatée à l’échelle nationale (+18% pour le mois d’avril). Il faut toutefois relativiser cette augmentation car la ville peut réellement mieux faire en raison  de ses capacités. Capacités loin d’être saturées contrairement à ce que l’on pourrait penser. Depuis 2003, celles-ci ont été d’ailleurs renforcées par 3.000 lits grâce à l’aménagement de plusieurs hôtels sur le Founty. Malheureusement, cette embellie ne profite pas à tous les établissements de la cité. Les hôtels du front de mer sont les plus prisés. Ces établissements de catégorie quatre étoiles ont réalisé près de 76% des nuitées totales enregistrées durant le mois d’avril dernier et affichent des taux d’occupation de  78%, allant jusqu’à 84% pour les villages de vacances, alors que les deux et trois étoiles ont un taux d’occupation moyen de 30%. Selon un professionnel de la place , pour drainer une plus grande clientèle, ces infrastructures ont besoin de bien plus qu’une mise à niveau. Encore faut-il sur ce plan qu’ils trouvent les moyens pour la réaliser. “Le produit rénovotel -fonds de garantie qui cofinance le programme de rénovation- est un véritable parcours du combattant’’, déplore un hôtelier. Et d’ajouter que la lourde procédure mise en place pour bénéficier de ce financement «en a freiné plus d’un». Outre la mise à niveau des unités d’hébergement, la solution demeure aussi dans la diversification des marchés à travers une stratégie commerciale en faveur de ces «hôtels laissés-pour-compte». Pour un représentant du secteur, il est nécessaire de redynamiser le marché scandinave. “C’est une clientèle qui pourrait non seulement remplir ces hôtels aujourd’hui vides, mais également drainer une clientèle de touristes golfeurs. Malheureusement ce marché a été négligé depuis de longues années’’, indique un autre opérateur. Par conséquent, indique-t-il, les professionnels envisagent une offensive sur ce marché l’an prochain. En attendant, tous les hôtels feront sûrement le plein en été en raison de la forte demande sur les établissements du front de mer. Mais travailler deux mois dans l’année ne suffit guère pour tenir la tête hors de l’eau. Aujourd’hui plus que jamais, avant l’arrivée des lits de Taghazout, Agadir a besoin de trouver son positionnement pour la pérennité de tous ses établissements hôteliers.


    Marché allemand

    Le marché germanique n’a pas encore retrouvé sa bonne santé d’antan sur la destination Agadir. Le nombre de nuitées de cette catégorie a enregistré un recul en avril dernier (-1%).  Et ce, en dépit de la présence sur la place des tour-opérateurs Nekermann et TUI. Opérateurs dont la clientèle ne profite qu’aux hôtels Tikida Beach et Tikida Dunas. Aujourd’hui, il faut également réagir en renforçant la communication sur la destination car les prévisions de la saison prochaine montrent que la clientèle allemande d’Agadir tend à partir sur Marrakech. Pour booster ce marché notamment sur la station, Accor Maroc a participé aux côtés de Royal Air Maroc et de l’ONMT (Office national marocain du tourisme) dernièrement à l’Imex, rendez-vous mondial pour le marché des congrès et des incentives. Nulle doute qu’une telle initiative participera à la renaissance de ce marché sur la station balnéaire. De notre correspondante, Malika ALAMI

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