×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Campagne agricole: Les travaux s’accélèrent

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . Grâce aux précipitations de cette semaine. Les ventes des semences céréalières boostées par la subvention . Fin des pluies dès le lundi 6 décembre, selon la Météorologie nationaleDepuis le 30 novembre dernier, les agriculteurs accueillent avec soulagement les pluies qui tombent à pic sur le Royaume. Elles sauvent in extremis la campagne agricole 2004/2005. En fait, la situation était un peu délicate, en raison d’un cumul pluviométrique national peu satisfaisant. Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et des Pêches maritimes, celui-ci a atteint, au 26 novembre dernier, 72 mm contre 93 en année normale (moyenne sur 30 ans). Ce cumul demeure déficitaire pour l’ensemble des régions (de 4% pour Chaouia-Doukkala à 61% au niveau du présaharien) à l’exception du Saïs (12%). «Toutefois, le déficit sera résorbé grâce aux pluies annoncées au cours de cette semaine», précise le département de Laenser. Sur le terrain, ces pluies ont été bien accueillies. «Les dernières précipitations contribuent à une bonne maturité des fruits et légumes, notamment l’amélioration du volume, de la coloration, du taux d’acidité pour les clémentines et oranges. Ce qui améliore la production», note un professionnel. De son côté, un agriculteur savoure pleinement cette situation: «ces pluies sont arrivées au moment propice. La terre en avait besoin surtout pour les cultures céréalières. Nous restons optimistes pour le reste de la campagne».. Bon niveau des barragesTout aussi rassurante, la direction de la Météorologie nationale. Selon elle, les précipitations se poursuivront jusqu’au 4 décembre et couvriront l’ensemble du Royaume. Du 5 au 8 décembre, le temps se stabilisera progressivement et le soleil sera de retour à partir du lundi 6 décembre. «Pour la journée du dimanche 5 décembre, le ciel sera nuageux sur le Rif oriental et les régions voisines avec probabilité d’averses locales. Il le sera moins sur le Nord et se dégagera ailleurs», souligne la direction. De quoi rendre heureux les agriculteurs.Par ailleurs, la situation des barrages à usage agricole est identique à celle de la campagne précédente à la même période, soit 7 milliards de m3. Le taux de remplissage dépasse 58% pour les périmètres irrigués du Haouz (77%), Gharb (67%), Moulouya (63%), Tadla et Loukous (58%) et inférieur à 42% pour les périmètres de Ouarzazate (42%), Doukkala (30%), Souss-Massa (27%) et Tafilalet (24%).Sur le terrain, le rythme des travaux du sol s’est nettement accéléré durant la quinzaine du 12 au 26 novembre dernier. Près de 1,5 million d’hectares (ha) ont été travaillés contre 600.000 lors de la quinzaine précédente. Ce qui ramène la superficie totale travaillée, depuis le début de la campagne, à 3,5 millions d’hectares, soit une hausse de 3% par rapport à la campagne précédente. La superficie travaillée mécaniquement, quant à elle, a atteint 3,1 millions d’ha (soit 89% de la superficie totale).Concernant les céréales d’automne, les semis ont progressé considérablement durant la quinzaine du 12 au 26 novembre. En effet, la superficie emblavée s’est élevée à 1,8 million d’hectares contre 340.000 la quinzaine précédente. Du coup, la superficie totale semée atteint 2,2 millions d’hectares, soit le même niveau que la campagne précédente. La surface ensemencée des légumineuses alimentaires, quant à elle, est quasiment la même que celle de la campagne écoulée. Elle a atteint 55.000 hectares (32.000 ha pour les fèves, 14.000 pour les petits pois et 9.000 pour les lentilles) dont 14% en irrigué. De même, la superficie attribuée aux cultures fourragères reste identique à celle de la campagne précédente. La surface emblavée a totalisé 176.000 hectares dont 95.000 en irrigué. Pour la betterave à sucre, la superficie travaillée a dépassé 65.700 hectares, soit 94% de la surface programmée pour cette campagne (70.000 ha). La superficie semée a atteint 53.600 hectares, soit en augmentation de 27% par rapport à la campagne précédente à la même date (42.300 ha).Par ailleurs, les nouvelles plantations d’automne 2004 de la canne à sucre ont totalisé 3.708 ha, soit 102% du programme de départ (3.700 ha) dont 2.920 au Gharb et 860 au Loukkos. «Le programme de plantations, réalisé au Loukkos, témoigne d’une demande accrue des agricultures pour cette culture», précise le département de l’Agriculture. Concernant les intrants agricoles, les ventes des semences céréalières ont été boostées par la subvention de l’Etat (80 à 100 DH le quintal selon les variétés). Les derniers chiffres du ministère font état de la commercialisation de 562.000 quintaux contre 384.500 la campagne précédente. Le blé tendre vient en tête avec 427.500 quintaux écoulés (88% des disponibilités), suivi de loin par le blé dur avec 123.000 quintaux (66% du stock) et l’orge avec 12.100 quintaux (39% de l’offre). En revanche, les ventes globales des engrais ont accusé un recul de 13% par rapport à la campagne précédente. Elles ont atteint 333.000 tonnes (241.000 tonnes d’engrais de fond et 92.000 tonnes d’engrais de couverture). Nadia DREF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc