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Economie Internationale

BRI: "Les Etats doivent constituer des réserves de changes"

Par L'Economiste | Edition N°:525 Le 09/06/1999 | Partager

· Les flux de capitaux peuvent encore s'inverser!

· Les réformes doivent accroître la transparence

Bien qu'il soit optimiste, le dernier rapport annuel de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) incite la communauté financière à plus de prudence et de vigilance. Selon le président de la BRI, les évolutions favorables constatées «ne devraient pas nous conduire à penser que tout danger est écarté».
Ce constat vient au moment où les perspectives de l'économie mondiale suscitent beaucoup d'optimisme contrairement à la situation d'il y a quelques mois où tout un chacun s'interrogeait sur les répercussions que pouvaient avoir les crises des derniers mois.«Il serait extrêmement imprudent de supposer que tout ira bien», assure le président de la BRI en mettant en exergue la nécessité de gérer les problèmes actuels mis en évidence par ces crises. D'ailleurs, le rapport annuel de la BRI stipule que de nouvelles turbulences ne sont pas à exclure et ce, même si «le pire est passé» dans les économies émergeantes et sur les marchés des capitaux. La BRI met l'accent sur l'éventualité d'une inversion des flux de capitaux à laquelle ces pays seraient amenés à faire face. Dans ce cadre, le rapport de la Banque propose la constitution de réserves de changes suffisantes permettant à ces économies de couvrir leur dette extérieure à court terme.

Fausse impression de sécurité


Côté réformes, le rapport de la BRI stipule que ces dernières doivent s'accompagner d'une plus grande transparence au niveau mondial en raison du phénomène de la libéralisation. Les programmes de sauvetage financiers officiels avaient incité les investisseurs internationaux à prendre «des risques inconsidérés».
En filigrane, ces programmes avaient donné un faux sentiment de sécurité à ces investisseurs. Il fallait attendre le moratoire russe sur la dette survenu en août 1998, pour qu'ils se rendent compte de la réalité. Résultat, retrait massif et brutal des capitaux. Pour la BRI, cette situation s'explique par la crainte des banques d'avoir à reconduire des crédits ou d'en accorder d'autres sous la pression des organismes internationaux.
De plus, ces pays avaient pratiqué des régimes de change mal adaptés. Les gouvernements étaient souvent poussés à pratiquer des taux d'intérêts internes élevés afin de tenir la parité de leur monnaie. Cette situation s'était répercutée de manière différente sur le comportement des résidents et des non-résidents. Les premiers étaient tentés d'emprunter en devises sans se couvrir, le change étant garanti. Les seconds, eux, achetaient des actifs en monnaie nationale, puisque la rémunération était élevée.


Qu'en est-il de l'Euro?



Selon le rapport annuel de la BRI, la décélération continue de la monnaie unique est due au gap entre la croissance enregistrée aux Etats-Unis et le recul relevé dans une partie de l'Euroland. A noter que ce rapport, bouclé à fin avril, ne tient pas compte de la dernière baisse de la nouvelle monnaie face au billet vert.
D'après la BRI, la forte offre sur le marché obligataire européen face à un intérêt modéré des gestionnaires d'actifs a participé de façon significative dans la dépréciation de l'Euro. A cela s'ajoute, bien sûr la guerre du Kosovo. Quant à la glissade enregistrée dernièrement par l'Euro, elle s'explique notamment par le manque de dynamisme en Allemagne et par la décision de l'Italie de laisser ses déficits publics dépasser quelque peu le ratio de 2% du PIB initialement prévu en 1999.
Pour ce qui est du futur rôle mondial de la monnaie unique, la BRI ne veut pas encore se prononcer. «Il est encore trop tôt pour déterminer dans quelle mesure l'Euro sera utilisé comme monnaie de transaction, de réserve, de placement et d'ancrage», souligne le rapport annuel de la banque.

Rafik IKRAM (AFP)

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