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Economie Internationale

Japon: L'économie se stabilise et le gouvernement parle de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:525 Le 09/06/1999 | Partager

· Des progrès au niveau de la production industrielle et de l'activité de crédit des banques

· Le gouvernement renoue avec l'optimisme et annonce des mesures budgétaires destinées à relancer l'emploi et la consommation


Le gouvernement japonais va prendre "rapidement" de nouvelles mesures budgétaires en faveur de l'emploi, a indiqué mardi son porte-parole à l'issue du Conseil des ministres.
Il va présenter vendredi une série de mesures destinées à faciliter les adaptations des entreprises et du marché de l'emploi. Celles-ci seront financées par un collectif budgétaire et soumises en septembre au Parlement (Diete) lors d'une cession extraordinaire. Le coût pour les finances publiques sera de plusieurs centaines de milliards de Yens, soit plusieurs dizaines de milliards de DH. Des grands travaux d'infrastructures, des travaux dans les secteurs des télécommunications et de l'environnement sont à l'étude pour créer des emplois.
Rappelons que le taux de chômage au Japon a atteint en avril le niveau «historique» de 4,8% (4,3% aux Etats-Unis et 10,5% en Europe).

Pour ce qui est de la situation économique du pays, le gouvernement s'est montré plus optimiste que de coutume dans son appréciation. Il estime que celle-ci s'est désormais stabilisée. "L'économie reste toujours dans une situation excessivement sévère, en raison de la faiblesse du redressement de la demande privée, mais elle a cessé de se détériorer et s'est stabilisée en faveur d'une série d'initiatives gouvernementales", écrit l'Agence de Planification Economique (EPA) dans son rapport mensuel rendu public mardi. Celle-ci note des progrès au niveau de la production industrielle et de l'activité de crédit des banques, tout en reconnaissant l'impact négatif de la montée du chômage.
La consommation des ménages a toutefois encore reculé en avril, en raison de la baisse du revenu disponible, mais il y a de l'amélioration par rapport au printemps, selon l'Agence. "Les facteurs négatifs se sont atténués et l'économie ne devrait pas rechuter dans la récession. Cependant, il ne nous est pas possible de dire que l'économie va s'engager immédiatement sur la voie de la reprise". Des améliorations au niveau de la consommation et de l'emploi sont auparavant nécessaires, note l'EPA.
La BRI s'attend, elle, à "la fin de la récession au Japon". Les analystes financiers de l'Union bancaire privée (UBP) ont pour leur part estimé que "les difficultés ne sont pas terminées au Japon, où l'on assistera à un ralentissement de la dégradation économique". Ils ont estimé que le scénario d'une dépression mondiale est "réellement écarté". Le conseil privé de coopération économique de la région Asie Pacifique (US-PECC) se montre beaucoup moins optimiste. Selon ses projections, "le Japon pourrait encore subir une contraction de son activité économique en 1999".


Asie-Pacifique: Possible reprise


La zone Asie-Pacifique connaîtra une reprise en 1999 selon les projections du Conseil privé de coopération économique de la région (US-PECC). Cet organisme prévoit que seule la Corée du Sud "bénéficiera d'une reprise très marquée". Mais la plupart des autres pays, dont les économies étaient en récession ou stagnantes en 1998, connaîtront une reprise "seulement modeste" cette année. En revanche, l'inflation ne posera pas de problème dans la région. Ces projections de croissance s'appuient sur l'hypothèse d'une stabilité des taux de change. Or, met en garde l'US-PECC, cette stabilité pourrait être compromise par une possible dévaluation du Yen, qui serait très néfaste aux pays d'Asie exportant au Japon. Par ailleurs, le Conseil estime que la reprise est conditionnée par la pérennité de la croissance américaine qui permet d'absorber les exportations des pays de la région.o

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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