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    Politique

    Bouzoubaâ: «La Justice pas plus corrompue que d’autres administrations»

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Arrestation de 15 candidats kamikazes, selon le ministre. Le Polisario pourrait bien avoir des rapports avec les terroristes . Chaque magistrat devrait avoir un ordinateur avant fin 2007. L’Economiste: Les dernières déclarations des autorités font état d’une alerte générale au Maroc. Quel est le degré du risque terroriste et qui le représente?- Mohamed Bouzoubaâ: Depuis le 16 mai 2003, nous avons remarqué l’apparition de plusieurs groupuscules intégristes qui menacent la stabilité du Royaume. Les autorités ont pu démanteler plus de 16 cellules dont quelques-unes avaient des relations avec des groupes étrangers. Le plus dangereux, à mon avis, est celui qui est né en Afghanistan et qui se fait appeler le Groupement islamique des combattants marocains (GICM). Une évolution de ces groupements a conduit certains d’entre eux à élargir leur champ d’intervention. Ils ne sont plus limités par les frontières politiques puisqu’ils ont créé l’organisation d’Al Qaida au Maghreb musulman. Cette dernière enrôle des membres marocains et leur assure un entraînement en Algérie et dans le sud du Maghreb. . Est-ce que vous insinuez qu’il existe un rapport entre le Polisario et les groupuscules terroristes?- Plusieurs rapports nationaux et internationaux démontrent qu’il existe une activité intégriste dans la région du Sahel. Nous savons tous qu’il n’y a aucun contrôle des armes du Polisario. Eu égard aux motivations de ce mouvement qui s’attaque à la stabilité du Royaume, nous pouvons facilement déduire une probable relation entre le Polisario et les groupes intégristes établis dans la région du Sahel et dans le nord de la Mauritanie. . Est-ce qu’il y a eu des arrestations après l’annonce de la menace terroriste par les autorités? - En effet, les services de sécurité ont arrêté une centaine de suspects depuis mars et 15 autres ces derniers jours. Trois d’entre eux ont été remis par les autorités libyennes. Selon l’enquête préliminaire, ses suspects se préparaient pour perpétrer des actes terroristes au Maroc. Je ne connais pas encore les détails étant donné que l’enquête est toujours en cours. Lorsque ses suspects seront remis au ministère public, ce dernier publiera certainement un communiqué résumant les faits qui leur sont reprochés et les chefs d’inculpation qui ont été retenus. . Plusieurs mis en examen sont torturés dans les centres de détentions et notamment celui de Témara. Comment pouvez-vous combattre ces agissements alors que ce centre échappe à votre contrôle?- (Un moment de silence accompagné d’un large sourire). Vous savez, j’ai entendu parler de ce centre et j’y ai dépêché le procureur général de la Cour d’appel de Rabat. Son rapport fait état de bureaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il n’a, à aucun moment, évoqué un centre de détention ou d’interrogatoire. . A quelques semaines des élections législatives, quel bilan faites-vous de votre mandat à la tête de la Justice?- Lorsque j’ai été nommé à la tête du ministère de la Justice, j’ai essayé d’appliquer les principes pour lesquels je me suis battu pendant 8 ans au sein du Parlement. Mais je me suis rendu compte qu’il y avait des priorités sur lesquelles il fallait se pencher au plus vite. Il s’agit par exemple de la formation de corps de la magistrature pour le mettre au diapason de la continuelle évolution du droit et de la société. En outre, il a fallu moderniser l’appareil judiciaire en le dotant notamment de l’outil informatique. D’ailleurs, nous avons comme objectif d’arriver à un ordinateur par magistrat avant la fin de cette année…. Pourtant, plusieurs observateurs, dont Transparency Maroc, reprochent à l’appareil judiciaire d’être profondément corrompu…- La corruption ne touche pas que l’appareil judiciaire. Je suis intimement convaincu que d’autres administrations sont beaucoup plus concernées par ce fléau. Il n’en demeure pas moins qu’au niveau du ministère, nous le combattons énergiquement en dépêchant des inspecteurs à chaque fois que nous soupçonnons un cas de corruption ou d’abus de pouvoir. Ce travail est largement alimenté par les plaintes des justiciables. Nos inspections n’hésitent pas à monter des guets-apens pour démasquer les magistrats corrompus. Cinq juges ont même été attrapés en flagrant délit dans des villes comme Salé, Benslimane et Fès. Par ailleurs, vous devez savoir que les tribunaux traitent entre 2 et 2,5 millions d’affaires. Seules 10% de ces dernières arrivent aux différentes cours d’appel et moins de 12% de ces affaires atterrissent à la Cour suprême. Cela veut dire que les justiciables sont à 90% satisfait de l’appareil judiciaire. Propos recueillis par Naoufal BELGHAZI

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