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Economie

Benamour: “Je suis un homme comblé”

Par L'Economiste | Edition N°:1136 Le 02/11/2001 | Partager

. Architecte du contrat-programme, le président de la Fédération du Tourisme à la CGEM salue la consécration du secteur. Parcours de ce chef d'entreprise qui a mobilisé toute la profession pendant deux ans autour de ce projet C'est lui qui, contre vents et marées, lança il y a deux ans l'idée d'un plan stratégique de développement du tourisme. Lorsqu'il tentait de rallier ses pairs à l'idée d'un contrat-programme, certains en ricanaient. C'est donc avec satisfaction qu'il salue aujourd'hui l'aboutissement des années d'efforts et de mobilisation. Ce sera aussi le fait le plus marquant de ce chef d'entreprise discret à la présidence de la Fédération du Tourisme du patronat. A son bureau à Casablanca, convergent depuis la signature de l'accord d'application de la stratégie touristique de la «vision 2010«, des mots de félicitationsémanant des quatre coins du pays. Quelques jours après ce «très grand évènement«, Mohamed Benamour, président de la Fédération du Tourisme à la CGEM (patronat) savoure: “C'est la consécration d'un nouveau concept de partenariat entre le secteur privé et les pouvoirs publics”. C'est l'outil marketing qui nous manquait et un business-plan où le secteur public adhère clairement aux mêmes normes de gestion que le privé, martèle-t-il. Malgré la fin de non-recevoir réservée à l'idée d'une haute autorité qui coordonnerait les différents programmes sectoriels, l'homme a toutes les raisons d'être comblé.Quelles sont les garanties de la bonne fin de cet accord? Aucun problème, rassure le président de la Fédération du Tourisme. “C'est un engagement contractuel des deux parties, opérateurs et gouvernement. En plus, nous sommes tenus à l'obligation de résultat”. Le garde-fou est le comité de pilotage stratégique qui se réunira tous les mois afin de faire le point de l'avancement du planning de réalisation. Les choses vont aller très vite, fait remarquer Benamour. Dès la fin de l'année, le programme de rénovation et de mise aux normes de 40.000 lits va être lancé. “Tout le dispositif de financement ainsi que les critères d'éligibilité sont prêts”, confie-t-il. Dar Addamane, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et le Fonds Hassan II seront mis à contribution. En sa qualité de président de la Fédération, l'un des mérites de Benamour a été aussi de redresser l'image de ce secteur.Au plus fort de la crise dans la moitié des années 90, le tourisme apparaissait alors comme “un secteur à problèmes, mal géré par des opérateurs qui plus est, exigeant des avantages irréalistes de la l'Etat”. Puis vint le retournement de conjoncture en 1996-97 et l'embellie qui s'ensuivra plus tard. Depuis 1998, le tourisme (avec les transferts des fonds de MRE) est le principal stabilisateur de la balance des opérations courantes du pays. Il contribue également à l'entretien des réserves de change de la banque centrale et donc, du pouvoir d'achat du pays. Au moment où les exportations des biens s'essoufflent, la consécration de ce secteur constitue une juste reconnaissance de son apport à l'économie et de son rôle de levier de développement qu'il est désormais appelé à jouer. Discret et consensuel, le président de la Fédération du Tourisme a réussi à fédérer une profession habituée plus aux déchirements internes qu'à faire avancer des projets. Il a dû déployer toutes ses qualités de diplomate pour faire converger les professionnels vers un même objectif. Comme dans beaucoup de secteurs, le tourisme n'échappe pas au déficit d'implication des membres dans les associations professionnelles.Elu en 1998 à la présidence de la Fédération du Tourisme et reconduit l'année dernière pour un nouveau mandat de trois ans, diplômé de l'Ecole Nationale de Commerce de Paris et titulaire du diplôme d'Etudes Supérieures du Tourisme (C.ES.T) à la Sorbonne, Benamour est un ancien cadre de Royal Air Maroc dont il a été représentant général au Canada et aux Etats-Unis. Après son départ de la compagnie, il crée KTI Voyages, un des top-ten des tour-opérateurs réceptifs du Maroc. Le plus grand fait d'arme de KTI Voyages aura été l'organisation de l'opération General Motors à Marrakech, une méga-convention commerciale de 17.000 personnes.A côté de l'activité voyages, il créa une société de gestion hôtelière, KTH, et décide d'investir dans la construction d'une unité hôtelière à Ourzazate (le Berbère Palace). Lorsque l'Etat mit en vente une partie de son parc hôtelier, Benamour se porte acquéreur de la Tour Hassan à Rabat et des Mérinides à Fès (gérés par la chaîne Méridien). Le président de la Fédération du Tourisme CGEM a été parmi les personnalités décorées par Sa Majesté le 29 octobre dernier à Marrakech. Il a reçu le wissam de récompense nationale de l'ordre d'officier. Qu'est-ce qu'il en est fier!


Redéfinition du rôle de l'Administration

La dynamique institutionnelle est l'un des trois piliers de la “vision 2010” du tourisme dont les modalités de mise en oeuvre ont été entérinées lundi dernier à Agadir. L'idée centrale est de mieux coordonner les actions de différents organismes, associations et administrations du secteur et de simplifier le processus de décision.Le gouvernement s'est engagé à mettre de l'ordre et à restructurer ce que l'accord qualifie d'Administration Nationale du Tourisme (ANT). Cette réforme interviendrait après remise d'une étude qui sera menée au printemps prochain. L'objectif est de redéfinir le “nouveau rôle” et les missions du département du Tourisme aussi bien au niveau national que régional. . Un Conseil national du TourismeDe l'accord d'application, il ressort la volonté des parties d'ancrer un peu plus à l'échelle régionale la planification stratégique et la mise en oeuvre de la “nouvelle politique touristique”. L'innovation principale est la création des programmes de développement régionaux (PDR) qui sont en fait des déclinaisons locales du programme de développement et d'investissement Stratégique (PDIS). Les PDR “définiront le plus précisément possible les besoins en matière d'investissements stratégiques publics ou privés ainsi que dans le domaine des ressources humaines”. Au terme de l'accord, ces PDR (version préliminaire) doivent être prêts au plus tard fin juin 2002.Deuxième mesure-phare, la création du Conseil national du Tourisme et des Conseils régionaux du Tourisme. Leur rôle sera de dresser, chacun suivant son échelle, le bilan annuel de la nouvelle politique touristique. Par ailleurs, le Comité Stratégique du Tourisme (CST) constituera l'instance de pilotage et d'arbitrage. Le CST sera composé des principaux ministres du gouvernement. Il lui reviendra de “s'assurer de la mise en oeuvre unifiée de la vision de la “nouvelle politique touristique”. Abashi SHAMAMBA

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