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    Economie

    Banque Mondiale: Le Maroc tire son épingle du jeu en 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Le Maroc classé avec l'Iran, la Jordanie et la Tunisie
    · L'impact de la crise asiatique sur les pays en développement est profond et risque d'être durable


    L'économie marocaine se porte relativement bien malgré le ralentissement général constaté à l'échelle mondiale. C'est en ces termes que la Banque Mondiale fait référence au Maroc dans son rapport annuel publié mercredi dernier à Washington et dont l'intitulé est "Global Development Finance". "La croissance s'est accélérée dans les pays à économie diversifiée de la région d'Afrique du Nord, passant de 2,5% en 1997 à 4,7% en 1998, à la faveur surtout d'un gain remarquable de 9% au Maroc où l'économie dominante agricole a enregistré un taux de croissance de 6,8% avec la fin de la période de sécheresse". Pour les perspectives et les risques pour la région, le rapport établit à 0,7% seulement le taux de croissance escompté en 1999, lequel devrait par la suite passer à près de 3% en 2000-2001. Le revenu par habitant devrait aussi connaître un léger déclin durant cette même période, en raison notamment de la faiblesse des cours du pétrole pour les pays du Moyen-Orient et du ralentissement de la croissance ainsi que de la concurrence de l'Europe de l'Est et de l'Asie, dans le cas des pays d'Afrique du Nord à économie diversifiée.
    Le Maroc figure parmi un groupe de pays comprenant l'Iran, la Jordanie et la Tunisie. Tous ont entrepris des réformes en vue de l'ouverture de l'économie et la réduction des restrictions sur le secteur privé, ce qui leur a valu un regain de confiance de la part des investisseurs. Leur crédit auprès de institutions financières de notation a connu une importante amélioration, précise aussi le rapport. "L'amélioration de l'environnement de l'investissement dans ces pays a contribué à une hausse de 10% du flux financier direct vers cette région en 1998, atteignant 5,9 milliards de Dollars". Il existe dans la région un "potentiel considérable" pour davantage de flux financiers directs dans plusieurs secteurs, en particulier le pétrole et le gaz, la pétrochimie, l'agriculture, le tourisme et l'infrastructure.
    En ce qui concerne les pays en développement et en transition dans leur ensemble, la Banque Mondiale fait état d'un profond pessimisme. "L'impact de la crise des pays émergents et de la chute des prix des matières premières s'avère plus sévère que prévu sur les pays en développement qui vont connaître globalement leur taux de croissance le plus bas depuis dix-sept ans", est-il indiqué. Leur produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 1,5% seulement en 1999, contre 1,9% en 1998 et 4,8% l'année d'avant. Il faudra attendre 2001 pour que ces pays retrouvent un rythme de croissance supérieur à 4%. Afin d'éviter une aggravation de la crise dans une économie de plus en plus mondialisée, la Banque Mondiale appelle les pays industrialisés à accroître leur aide matérielle aux pays en développement.


    Prix des matières premières, capitaux privés, aides aux PVD: La chute


    Dans son rapport, la Banque Mondiale insiste sur la chute des prix des matières premières, la baisse des capitaux privés et de l'aide des pays en développement. Elle relève également de l'assèchement du crédit à long terme. Les prix du pétrole ont chuté de 32% et les prix des matières premières de près de 16% en 1998. Les capitaux internationaux privés vers les pays en développement sont divisés par deux, passant de 136 milliards de Dollars en 1997 à 72 milliards. Seuls les investissements directs (prises de participation, investissements en actifs...) ont été plus résistants, reculant de 5% environ. L'aide n'a cessé de se réduire depuis 1990. Avec 33 milliards de Dollars en 1998, elle est inférieure d'un tiers au niveau de 1990 (hors-inflation). Les pays de l'OCDE n'ont consacré que 0,22% de leur budget consolidé à l'aide publique contre 0,35% en 1990.

    Nadia BELKHAYAT

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