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    Economie

    Politique

    Le processus démocratique vu par Alternatives
    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Alternatives a un nouveau Bureau de 17 membres
    · Comment la société civile doit-elle agir pour infléchir les décisions politiques?
    · Pour assurer la transition démocratique, il faut recomposer le champ politique national


    Les débats étaient animés chez Alternatives le week-end dernier. L'Association a en effet tenu ses assises électives le samedi 10 avril. Le nouveau Bureau se compose de 17 membres. M. Abdelali Benamour a été reconduit comme président de l'association et M. Driss Benali vice-président. Le déjeuner-débat organisé par l'association a été l'occasion pour l'assistance de mener des réflexions sur le rôle de la société civile dans la consolidation des institutions démocratiques du pays. Le débat avait pour thème "Société civile, fonctionnement interne, relais et contre-pouvoir de la classe politique: cas d'Alternatives".
    L'intervention de M. Ali Belhaj, président de l'Association Maroc 2020, a été axée sur le bilan et les perspectives de la société civile au Maroc. M. Belhaj a mis l'accent sur le rôle des associations de développement dans le renforcement des liens entre les citoyens et celui des associations "de plaidoyer" dans l'inflexion des décisions politiques. "Un nouveau rapport est en train de s'établir entre l'individu et l'Etat. mais la question est de savoir si c'est la démocratie et le respect des libertés publiques qui entraînent le développement de la société civile ou l'inverse", s'interroge M. Belhaj.
    Difficile d'y répondre. Une chose est sûre pour le conférencier, c'est que les relations entre les institutions politiques et la société civile ont connu des changements considérables. "Dans cette nouvelle situation, nous passons d'une vision mécanique de la société civile où les choses sont simples et les acteurs définis à une vision biologique ou le rôle de cette société devient de plus en plus complexe", explique M. Belhaj.
    Pour M. Abdelali Benamour, président d'Alternatives, le processus de développement de la société civile est freiné par trois facteurs: la méfiance historique qui caractérise les forces majeures du pays depuis l'Indépendance, l'amalgame de sensibilités différentes au sein des organisations politiques et l'archaïsme de la structure de la société. Dans cette perspective, Alternatives se veut innovatrice. "Le rôle d'Alternatives est de constituer un espace de débat libre sans tabou, un espace d'accompagnement des forces de modernité et un espace d'inflexion et de contre-pouvoir à la classe politique", lance M. Benamour. Mais, pour accomplir la transition démocratique, la recomposition du champ politique national est prioritaire. "Il est temps qu'un grand parti de gauche et un grand parti de droite émergent. Le jeu entre ces deux forces majeures serait très important dans le renforcement de la démocratie", propose M. Benamour.

    Nadial LAMLILI

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