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Economie

Bank Al-Maghrib baisse une nouvelle fois ses taux directeurs

Par L'Economiste | Edition N°:1140 Le 09/11/2001 | Partager

. Selon des professionnels, il s'agit plus d'une mesure technique que d'un instrument de politique monétaire. Cette décision intervient dans un contexte d'abondance de liquidité et de détente des taux sur le monétaire. L'impact sur les taux débiteurs n'est pas automatiqueNouveau signal des autorités monétaires en vue d'assouplir les conditions de financement de l'économie. Bank Al-Maghrib vient de réduire de 50 points de base les taux d'intérêt qu'elle applique aux facilités consenties aux banques. Depuis hier, jeudi 8 novembre, les avances à 7 jours sur appel d'offres passent à 4,25% et celles à 5 jours à l'initiative des banques à 5,25%.Ces mesures ont été décidées, selon un communiqué de BAM, “au vu des progrès réalisés en matière de maîtrise de l'inflation et visent à améliorer les conditions de financement de l'économie nationale”.C'est la deuxième baisse consécutive après celle opérée en mars 2001 (www.leconomiste.com). En principe, une telle mesure a pour objectif d'orienter davantage les taux débiteurs à la baisse. En effet, la Banque Centrale vise, à travers ces révisions, un fléchissement des taux sur le marché interbancaire et par là une extrapolation vers la grille des taux d'intérêt pratiqués. Néanmoins, la baisse actuelle des taux directeurs est plus considérée par les professionnels comme étant une mesure technique plutôt qu'un instrument de politique monétaire. “Il faut dire qu'il s'agit encore une fois d'une mesure surprise de BAM”, affirme un intervenant et ce, dans un contexte d'abondance de liquidités et de détente des taux sur le compartiment monétaire.Pour Ahmed Banabdellah, responsable à la direction du crédit et des marchés de capitaux de Bank Al-Maghrib, “il s'agit des deux à la fois”. Selon lui: “Cette mesure s'insère dans le cadre d'une mise en harmonie globale de la politique monétaire vu l'évolution de plusieurs agrégats tels que l'inflation, les avoirs extérieurs...”. L'impact sur les taux débiteurs, un des principaux soucis des autorités monétaires, paraît, lui, limité, du moins à court terme. “Il n'y a qu'à observer le marché. Les banques n'ont pas baissé leurs taux débiteurs en dépit de l'abondance des liquidités et la détente des taux observés plusieurs mois”, souligne un économiste. Et d'ajouter: “De toute façon, la conséquence sur les taux débiteurs n'est pas toujours automatique”. Historiquement, la relation de cause à effet entre la baisse des taux directeurs et celle des taux débiteurs facturés par les banques n'a en effet pas toujours été systématique. Depuis fin 1998, la Banque Populaire et la Société Générale ont été les seuls établissements à répercuter cette baisse sur leurs taux débiteurs.En tout cas, une chose est sûre, les compartiments touchés par cette baisse seront d'abord le marché monétaire et interbancaire. Toutefois, l'impact ne se fera pas sentir à court terme, mais plutôt à moyen terme en attendant que la situation retrouve son équilibre sur ces compartiments. Pour sa part, Bank Al-Maghrib estime, que cet abaissement “consolidera la détente des taux sur le marché interbancaire intervenue sous l'effet des conditions de reprise de liquidités par Bank Al-Maghrib”. Yousra MAHFOUD

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