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    Economie

    Attractivité industrielle: Que faut-il envisager d’autre?

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . Mezouar: «Plutôt que de vendre, donner envie d’acheter». Les ingrédients, proposés par MichaletLe Maroc dispose-t-il des atouts nécessaires pour accroître sa compétitivité? Exploite-t-il suffisamment ses ressources? Dispose-t-il d’une politique adéquate de promotion à l’étranger pour attirer davantage d’investissements étrangers? La question de l’attractivité du pays continue d’être posée malgré l’affirmation sans équivoque d’une politique d’ouverture sur les marchés extérieurs et le souhait de voir s’implanter localement un nombre plus grand d’entreprises étrangères. Que ce soit au Maroc ou en France, où vient de se tenir une importante rencontre sur les mesures à prendre pour augmenter l’attractivité du pays, les responsables gouvernementaux continuent à s’interroger sur les voies à emprunter. Pour débattre du thème de «L’attractivité du territoire Maroc», la Fédération de l’Energie a invité, lundi 5 juin, le professeur d’économie politique à l’Université Paris Dauphine, Albert Michalet. Salaheddine Mezouar, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie était également appelé à participer aux débats qui intéressent au plus haut point son département. Michalet disposerait-il de recettes «miracle»? Le professeur a exposé l’ensemble des critères considérés comme nécessaires pour attirer l’investisseur étranger. Stabilité politique, flexibilité du marché du travail, disponibilité de terrains industriels et de ressources énergétiques, Etat de droit…: tout, ou presque, y est passé. Mais c’est surtout sur la politique de promotion entreprise par le pays et la stratégie des firmes que l’enseignant a insisté. Car, comme beaucoup l’ont déjà compris , la construction de l’image du pays à l’étranger ainsi que le ciblage des investisseurs sont essentiels. Michalet n’a pas manqué de rappeler que le plan Emergence présenté par Mezouar «allait dans le même sens». Pour le ministre, par contre, des nuances de taille sont à apporter aux «idées reçues». Plutôt que de vendre, il faudrait «donner envie d’acheter» afin que l’approche adoptée suscite la curiosité et capte l’investisseur. Les réformes initiées doivent être ciblées et apporter des solutions spécifiques et non généralisées. Sur ce dernier point, Mezouar donne l’exemple du coût de l’énergie qui devrait, selon lui, «varier d’un secteur à l’autre». Pour Mezouar, la démarche est actuellement structurée et l’Etat, qui n’est pas là pour favoriser X ou Y, doit surtout accélérer les réformes pour permettre des résultats palpables. Le plan Emergence est d’ailleurs une réponse à tous ceux qui s’interrogent encore sur les mesures à mettre en œuvre pour une plus grande attractivité. En définitive, chaque pays a ses propres spécificités et ceux qui ont cru aux recettes «miracle» ont vite fini par déchanter. «Pour Albert Michalet, professeur à l’Université Paris Dauphine, la question de l’attractivité des investissements étrangers est un sujet classique qui est également devenu un impératif de croissance«A. D.

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