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    Economie

    Agriculture: Le détail du plan d’aide

    Par L'Economiste | Edition N°:2356 Le 07/09/2006 | Partager

    . Une enveloppe de 500 millions de DH. Taux bonifiés et aides à l’acquisition de matérielUNE série de mesures ont été retenues par les pouvoirs publics pour venir en aide aux agriculteurs. En matière de financement, il a été décidé de réduire les taux d’intérêt pour les crédits accordés par le Crédit agricole marocain (CAM) de 11% à 5,5% pour les crédits d’investissement et à 5% pour les crédits de campagne. Cette réduction permettra de rapprocher les conditions de financement de l’agriculture de celles des autres secteurs sociaux. Cette facilité à l’accès au crédit va permettre de relancer les investissements dont le secteur a amplement besoin pour sa mise à niveau. Toutefois, Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, tient à signaler que, contrairement au passé, les crédits accordés par le CAM seront destinés uniquement au secteur agricole. Pour cela, les dossiers de demande de crédits seront examinés d’une manière rigoureuse par les services du CAM. Un soutien financier est également prévu pour l’équipement des exploitations en système d’irrigation économe en eau. Les taux de subventions accordées pour ce type d’équipement (irrigations localisées et de complément) passent à 60% au lieu de 40% actuellement. Ce soutien sera généralisé à l’ensemble des bassins hydriques. Par ailleurs, des expériences d’équipement collectif de grands périmètres seront lancées, l’objectif étant d’accélérer le rythme des réalisations et de bénéficier d’économie d’échelle. Parmi les autres mesures prévues par le département de Laenser, certaines concernent les engrais. Dans ce cadre, des négociations sont ouvertes avec l’OCP afin de trouver des solutions permettant de réduire ou, à la limite, faire stabiliser le prix des engrais produits localement. Le ministère pourra mettre à la disposition de l’office des points de vente pour la distribution des engrais fabriqués par cet organisme à des prix promotionnels.La dernière mesure de ce plan de soutien, qui nécessite pour sa concrétisation une enveloppe de près de 500 millions de DH, est destinée au secteur sucrier qui a connu un gel au niveau des prix de vente depuis 1998. Il sera donc procédé à une augmentation des prix à la production et des primes octroyées à ces cultures. Le coût de cette mesure sera pris en charge à travers la dernière augmentation des prix de la consommation du sucre.La problématique de l’énergie est sérieusement posée pour le Maroc. «Compte tenu du déficit inquiétant de la Caisse de compensation qui peut atteindre 19 milliards de DH, le gouvernement a été contraint de procéder à ces augmentations», tient à préciser le ministre.Ces mesures suffisent-elles autant à rassurer les professionnels? La plupart s’inquiètent de l’impact de la dernière hausse du gasoil sur le prix de l’eau.«Sans l’application d’un prix préférentiel, les exportateurs, en particulier ceux des agrumes et des primeurs seront sérieusement affectés», souligne Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes au Maroc (l’ASPAM). Il cite à cet égard le cas de la région du Souss. Celle-ci, qui présente un potentiel important pour la production et l’exportation de ces deux cultures (50% pour les agrumes et 80% pour les primeurs du total de la production), connaît actuellement un grave problème au niveau des ressources naturelles en eau. Pour y creuser un puit, il faut descendre à plus de 150 mètres. Donc le pompage d’eau de ces puits nécessitera des quantités importantes de gasoil. Ce dernier représente près de 80% du coût d’approvisionnement en eau, qui pour sa part constitue environ 40% du prix de revient de la production. «Cette situation rend la tâche dure pour nous, pour faire face à nos concurrents qui sont avantagés, entre autres, par un coût d’énergie bon marché», tient à préciser Terrab.


    Mécanisation

    LA modernisation du secteur à travers la mécanisation figure également parmi les priorités de ce plan de soutien. Un effort sera déployé pour renforcer davantage l’acquisition par les agriculteurs des tracteurs et autres types de matériel agricole. Le gouvernement s’engage à financer 40% du montant des acquisitions avec un plafonnement à 90.000 DH par unité quel que soit le bénéficiaire au lieu de 40% appliqué actuellement avec un plafond allant de 60.000 à 75.000 DHLe soutien pour les autres matériels sera de 35% à 60% au lieu de 10% à 60%.Nour Edinne EL AISSI

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