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    Economie

    Addoha en Bourse
    Le pactole réinvesti cette année

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . «L’argent ne dormira pas longtemps». Le groupe veut rayonner dans tout le pays. Son savoir faire intéresse les pays voisinsAprès une année de discussion avec les banques, le groupe Addoha se décide à sauter le pas (www.leconomiste.com). Pour autant, sa motivation première n’est pas d’ordre financier. Doté de fonds propres de 1,8 milliard de DH, le leader du logement économique affiche une capacité d’autofinancement confortable. A ce jour, il est en mesure de réaliser plus de 15.000 logements d’ici 2012, sans recourir à aucun emprunt bancaire ni levée de fonds. D’ailleurs, le niveau d’endettement du groupe est nul.« En fait, l’entrée en Bourse est davantage motivée par notre volonté d’institutionnaliser le groupe, de consolider l’activité dans le cadre de la transparence et d’enrichir la place de Casablanca d’une valeur saine et attractive», explique Anas Sefrioui, PDG du groupe Addoha lors de la conférence de presse tenue le 1er juin à Casablanca au siège d’Attijariwafa bank.Vu la taille de l’opération et la qualité du papier, les investisseurs internationaux ne manqueront pas d’exprimer leur intérêt. Selon Mohamed Kettani, directeur général chargé de la banque de l’Entreprise à Attijariwafa bank, l’opération est fortement attendue par les opérateurs des pays du Golfe.Pour rappel, l’OPV (offre publique de vente) porte sur la cession de 35% du capital pour un montant global de plus de 2,7 milliards de DH. Ainsi, plus de 4,7 millions d’actions seront mises en vente du 12 au 20 juin au prix unitaire de 585 DH, avec une décote de 15,2% par rapport à la valorisation selon la méthode des cash-flows actualisés. La cotation de la valeur est -lle, programmée pour le 6 juillet. Le syndicat de placement piloté par Attijari Intermédiation est constitué des principales banques partenaires du groupe Addoha, à savoir Attijariwafa bank, BCP, BMCE bank, BMCI, Crédit du Maroc, Société Générale et les sociétés de Bourse affiliées ainsi que Safabourse et Upline Securities.Attijari Finances Corp est le conseiller et coordinateur global. Le principal cédant est la famille Sefrioui qui détient 95% du capital et est représentée par Anas Sefrioui. Que deviendra le pactole généré par la cession de 35% du capital? «Je suis un industriel et l’argent ne dormira pas longtemps. Il sera réinvesti avant la fin de l’année!», assure le PDG. Dans tous les cas, Addoha est engagé dans de nombreux projets dans plusieurs villes en dehors de Casablanca. L’objectif affiché est d’atteindre 3,5 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2007 en construisant 15.000 logements notamment à Marrakech, Agadir, Tanger, Salé...Pour accompagner cette expansion, 6 directions régionales sont créées. «En attendant le déblocage du nouveau schéma directeur de Casablanca, nous nous sommes intéressés aux autres villes. Nous ne le regrettons pas face à l’ampleur de la demande locale et le succès de nos produits». Aujourd’hui, les ventes dans ces villes représentent le double de celles réalisées à Casablanca. «Nous aurions dû initier cette stratégie régionale beaucoup plus tôt!», lance le PDG. Addoha ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici à la fin 2006, d’autres villes seront approchées. Quant aux pays voisins en proie au même déficit en logements, le groupe n’écarte pas la possibilité de partenariats étrangers pour partager son expérience et dupliquer son modèle. Mais dans l’immédiat, il a fort à faire pour contribuer à combler le déficit de 1 million de logements, auquel s’ajoute le besoin supplémentaire de 125.000 logements par an.


    Prospérer sans le noir, c’est possible!

    «Notre santé financière prouve que travailler sans le noir est bénéfique», assure le management du groupe Addoha. Comment? Grâce aux économies d’échelle et au cercle vertueux lié à la transparence des transactions. En l’absence du noir, le prix d’acquisition est à la portée des ménages, les banques offrant la possibilité de financement jusqu’à 95% de la valeur du logement. Donc la demande adressée au promoteur explose, les encaissements aussi. Ce qui lui permet de rembourser plus rapidement ses emprunts et de réduire les frais financiers. La solidité de son assise financière accroît la force de frappe du promoteur et booste son offre de logements, etc.Pas étonnant donc si Addoha, leader dans son secteur, produit 10.000 logements alors que le second dans le classement ne dépasse pas les 2.000 logements!Mouna KABLY

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