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    Economie

    Non à la désertification des terres arides

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Le Maroc dans la frange des pays à stress hydrique. 195.000 km2 sont touchés par ce phénomène«NON à la désertification des terres arides». C’est le message lancé cette année lors de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin (les principales célébrations de cette journée se tiendront en Algérie). Le Maroc est aussi concerné. Au regard de l’importance de ce phénomène, campagnes et sensibilisation se font tous azimuts, surtout que c’est «l’année internationale des Déserts et de la Désertification 2006». A titre d’exemple, un concours photographique sur l’environnement et le développement durable est ouvert aux amateurs et aux professionnels jusqu’au 15 juin, outre des rencontres à travers le Royaume.«Au Maroc, 93% du territoire national se trouvent sous climats aride et semi-aride», avait indiqué lors d’une rencontre Abdeladim Lhafi, le Haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification. Et d’ajouter que «l’envasement des retenues des barrages, estimé à 75 millions de m3 par an, réduit leur capacité de stockage de près de 0,5% chaque année». «Le potentiel hydraulique mobilisable actuellement (19 milliards de m3) place le Maroc dans la frange des pays à stress hydrique», souligne Lhafi. Conscient de l’urgence de lutter contre ce phénomène, le Royaume a signé la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification en juin 1994 et l’a ratifiée en 1996. Il s’est engagé, ainsi, à élaborer un Programme d’action national (PAN) de lutte contre la désertification. Priorités: sauvegarder les ressources naturelles, éviter la migration et desserrer l’étau de la pauvreté engendrée par la déperdition du patrimoine naturel. Sachant que «l’action humaine sur les ressources est la principale cause de dégradation des terres».D’autres chiffres sont préoccupants. «Au Maroc, les terres sous menace de désertification s’étendent sur 195.000 km2, soit 24,43% de la superficie agricole utile. Les terres ayant subi cette dégradation ont atteint 455.000 km2, soit 64% de la superficie agricole utile», lit-on sur le site web du PAN. Plusieurs critères indiquent le niveau de la désertification. En effet, on estime que la régression du couvert végétal forestier (31.000 ha/an) est due à la récolte excessive de bois d’énergie et le surpâturage, les défrichements pour la recherche de nouvelles terres de cultures ou encore les incendies qui détruisent près de 3.000 ha/an. A ne pas omettre l’urbanisation qui ronge l’assiette foncière forestière dans les régions côtières pour des fins d’habitats ou touristiques. S’y ajoute l’érosion hydrique dans les versants du Rif au Nord. Partout ailleurs, les récentes sécheresses ont provoqué le tarissement de nombreux puits et sources prouvant ainsi la fragilité de ces ressources. Dans les régions du Sud et de l’Oriental du pays, l’ensablement dû à l’érosion éolienne constitue l’une des principales manifestations de la désertification. Le problème de la salinisation et de la remontée de la nappe touche presque tous les grands périmètres irrigués. Dans les seules provinces de Zagora et d’Errachidia, il est estimé que 22.000 ha de terres irriguées et 5 millions d’hectares de terrains de parcours sont touchés par la salinisation qui y conjugue ses effets avec ceux de l’ensablement. En plus, les réserves d’eau souterraines subissent une exploitation intensive essentiellement à des fins agricoles ayant comme conséquence une baisse de la nappe (régions de Tensift et Souss Massa).


    Ailleurs

    AU niveau mondial, les terres arides couvrent plus de 40 % de la surface, estime le programme des Nations unies pour l’environnement. Plus de 2 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, habitent ces zones écologiquement, économiquement et socialement marginales.F. Z. T.

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