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    Economie

    Gestion communale
    Un guichet unique, mais encore…

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Dar Al Khadamat, un concept novateur dans un contexte encore flou. Il faut aussi penser au droit à l’information!UN code de conduite n’est qu’un facteur parmi d’autres en faveur de la bonne gouvernance. Le tout est constitué de textes législatifs et de mesures d’accompagnement. A ce niveau, la commune de Casablanca a été pionnière à plusieurs niveaux. Premier acquis pour les clients de la ville, «Dar Al Khadamat», un guichet unique spécialisé dans l’octroi des autorisations dans les domaines de l’urbanisme et de la construction. Le service centralise tous les intervenants, à savoir l’Agence urbaine, les préfectures, Lydec et les sapeurs-pompiers.Selon une responsable communale, l’idée de code est née de ce genre d’actions. «Ce code de conduite se veut un dispositif qui met en cohérence et qui facilite la compréhension d’un certain nombre de principes et de pratiques liés à l’éthique et la bonne gouvernance».Il faut dire toutefois que si la ville a prouvé sa volonté de mieux se structurer, les mesures prises portent davantage sur la gestion interne. En tout cas, si les interventions de Transparency Maroc et des représentants de villes étrangères (qui ont été sollicités par Casablanca) ont donné une grande dimension à l’ouverture et à la participation du citoyen, le discours local a plus rimé avec un «nous nous organisons pour mieux vous servir». La notion du partage en est en quelque sorte diluée.Mais comme rien n’est encore joué, le code pourrait bien favoriser cette logique.Et pour rendre à César ce qui est à César, il faut signaler qu’en termes d’ouverture, la commune, depuis deux ans, publie son rapport d’activité avec en plus les perspectives de la ville, ses projets cruciaux… Le rapport de l’année 2005 est de loin le plus élaboré puisqu’il présente avec beaucoup de détails l’ensemble des chantiers entrepris en précisant, entre autres, les budgets et les délais. Autre point positif, la publication des organigrammes du personnel de la ville et des arrondissements qui en dépendent. Enfin le compte d’exploitation y est détaillé. Reste que toutes ses informations ne parviennent jamais au grand public. Ce qui naturellement remet en cause son utilité. De tels documents sont certes mis à la disposition des plus curieux des citoyens, mais la culture de la revendication étant très faible au Maroc, ses documents ne sont exposés qu’à l’occasion de séminaires ou de réunions spéciales.En tout cas, pour que ce code de conduite ne soit tout simplement ignoré, il n’y a qu’un seul mot d’ordre: sensibilisation à la citoyenneté. Des citoyens avisés seuls capables d’effectuer un réel contrôle sur le travail des organes élus.Ichrak MOUBSIT

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