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    Economie

    Lhafi au Club de L’Economiste
    Comment le Maroc endigue les feux de forêts

    Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager
    Un meilleur déploiement des troupes pour maîtriser les incendies
    Des actions préventives basées sur un système d’information qui couvre tout le territoire

    Pour Abdeladim Lhafi, haut commissaire aux Eaux et Forêts, «le Maroc est le 1er pays dans le bassin méditerranéen en termes d’efficacité dans la lutte contre les incendies, avec 2.200 hectares brûlés, contre près de 50.000 hectares en Espagne, au Portugal ou en Italie».

    Quelques jours après la présentation du plan d’action 2014, qui prévoit de déclencher les procédés de surveillance et d’intervention aux niveaux supérieurs, Abdeladim Lhafi, haut commissaire aux Eaux et Forêts, est revenu sur le bilan des incendies des forêts durant l’année dernière. Lhafi, qui était l’invité du Club de L’Economiste de Rabat, a indiqué qu’en 2013, le nombre des incendies de forêts a atteint les 411, soit une diminution de 18% par rapport à l’année précédente. Ce qui «constitue une bonne performance», selon le haut commissaire. Surtout que la superficie concernée par ces feux de forêts n’a pas dépassé 2.200 hectares, avec une baisse de 50% par rapport à 2012. Et c’est l’incendie qui avait ravagé la forêt d’Amskroud, dans la région d’Agadir, qui avait augmenté l’étendue de cette superficie, puisqu’il a touché près de 1.100 hectares, soit la moitié des terres brûlées. Globalement, Lhafi a souligné une baisse du déclenchement des feux de forêts dans les différentes régions du Royaume. Cela est dû à «l’amélioration des performances des méthodes et des stratégies de surveillance et d’intervention». Concrètement, cela est lié à une meilleure coordination de l’action des différents intervenants, comme les forces royales air, l'armée, la gendarmerie, les forces auxiliaires, la protection civile et le département des Eaux et Forêts. Ce qui a permis de rompre avec les pratiques du passé, qui étaient caractérisées par «une dislocation des interventions des différentes parties prenantes». Aujourd’hui, la prise en charge des incendies est guidée par un meilleur déploiement des forces, notamment à travers une optimisation de l’action de chaque catégorie des avions utilisés. Ainsi, les turbo-thrush sont dédiés au largage des produits chimiques censés retarder l’expansion des feux, au moment où les Canadairs, ayant une autonomie de vol de 2h30 et dotés d’une capacité de relever l’eau directement des barrages ou de la mer, prennent en charge la maîtrise et l’extinction des flammes. Ce qui fait du Maroc «le 1er pays dans le bassin méditerranéen en termes d’efficacité dans la lutte contre les incendies», a noté Lhafi. Surtout lorsqu’on sait que les feux ravagent annuellement près de 50.000 hectares en Espagne, au Portugal ou en Italie. Ces performances sont également visibles en termes de nombre d’hectares brûlés par incendie, qui s’élève à 5 ha contre une moyenne de 16 ha dans les pays de la Méditerranée. Ceci est dû aussi à la mobilisation des troupes à titre préventif, «afin de renforcer la rapidité de réaction». D’où l’importance du nouveau système informatique, couvrant tout le territoire, et permettant d’évaluer les risques d’incendies deux fois par jour.
    M. A. M.

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