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Economie

New York Forum Africa
Fabius dort bien, merci

Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager

Avec trois interventions militaires «chaudes» en cours et une chaîne de bases sur le continent, il est évident que le public du NYFA attendait autre chose du ministre français des Affaires étrangères. Autre chose que des jeux de mots (plats et souvent vexants pour de nombreux auditeurs, notamment chinois). Laurent Fabius a beaucoup déçu, y compris, peut-être et surtout, ses propres compatriotes.
Intervenant deux fois, c'est-à-dire au même niveau que le président Bongo, puissance accueillante, le ministre français avait devant lui, assise dans la salle, la présidente de la Centrafrique, où l’armée française qui domine les opérations ne réussit pas grand-chose pour sauver les gens qu'elle est censés protéger. Assis aussi dans la salle, le président du Rwanda, qui a eu une sérieuse prise de bec avec les autorités françaises il y a moins de deux mois, justement sur la question du jeu militaire de la France, sous couvert d’humanité. Et encore une très forte délégation marocaine. Mais pas un mot à propos de la succession de bêtises commises par des institutions françaises à l'endroit du Maroc.
Et ne parlons pas du jeu de la sécession du MNLA  que Paris joue au Mali, contre la volonté des autorités élues maliennes.
Contre toute évidence, Laurent Fabius maintient que «la France n'a pas d'agenda caché en Afrique». Il annonce que la francophonie, qui n'a pas d'importance dans l’agenda politique français, doit être rénovée avec les pays non majoritairement francophones, sans savoir que cela est fait de très longue date par l'Union internationale de la presse francophone, dont le président  (Abdelmounaïm Dilami) est un Marocain.
On aura appris néanmoins que pour "être un bon ministre des Affaires étrangères, il faut apprendre à bien dormir dans les avions". De méchantes langues ont ajouté; «et pas que dans les avions, apparemment».

N. S.

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