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    La mission belge ouvre ses portes à Casablanca!

    Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager
    Une capacité d’accueil de 700 à 900 élèves
    Discrétion sur les tarifs
    Des enseignants belges expatriés, mais l’arabe et l’histoire-géo relèveront du MEN

    L’Education belge se focalise particulièrement sur le pré-primaire et les premières années du cursus scolaire en général. Elle prévoit deux chefs de département pour les élèves de 2,5 à 8 ans. Les services de soutien sont aussi obligatoires. Source : www.ecolebelge.org

    LES réseaux scolaires étrangers parient sur le Maroc. Après la Mission française, l’Ecole américaine et celle espagnole, c’est au tour de la Belgique de se positionner sur le sol marocain. Une mission belge doit ouvrir ses portes dès l’année scolaire 2014/2015, en vertu d’un accord signé le 21 mai entre le gouvernement de la Communauté française de Belgique et le gouvernement marocain.
    Censée «alléger la pression» sur les écoles étrangères préexistantes au Maroc avec une capacité d’accueil de 700 à 900 élèves, l’école belge compte ouvrir ses portes à toutes les nationalités. Refusant pourtant de se mettre en concurrence avec ses aînées, celle-ci insiste tout de même sur une pédagogie différenciée, qui «exige des frais de scolarité dans la moyenne de ce qui se fait dans la Mission française et l’Ecole américaine». Des tarifs préférentiels seront aussi accordés aux Belges.
    Une journée portes ouvertes est prévue le week-end du 31 mai au 1er juin pour donner plus d’informations aux parents intéressés. Nul doute que l’une des questions récurrentes, avec celle concernant les tarifs, portera sur l’organisation du transport scolaire puisque l’école est située à Dar Bouazza. Pour autant, cette question est encore en suspens dans l’esprit même des concepteurs du projet. Il semble en tout cas qu’il y ait peu de chances pour qu’il soit mis à disposition des élèves dès la première année.
    Sous la houlette de l’Association des écoles belges à l’étranger (AEBE), cette institution  devra «se conformer aux normes et exigences de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles», tout en respectant certaines clauses spécifiques liées au climat local. En clair, comme l’explique Charles Houard, l’un des principaux instigateurs de ce projet, «le bâtiment doit répondre aux normes que l’on se fixe en Wallonie belge en termes de taille des salles et doit aussi compter des classes de psychomotricité et des salles d’informatique…».
    Quant au programme, il sera le même que celui en vigueur en Wallonie-Bruxelles. Les cours seront enseignés, au moins dans un premier temps, par une trentaine de professeurs diplômés en Belgique, expatriés et relevant de la tutelle de leur pays d’origine, avec une petite exception tout de même. En revanche, les leçons d’arabe, d’histoire et de géographie seront dispensées par des professeurs marocains, relevant de la tutelle du ministère de l’Education nationale.
    Charles Houard explique aussi que dans le système belge,  les activités parascolaires et l’apprentissage de différentes langues sont très importants. L’arabe sera naturellement inculqué à tous les élèves marocains ainsi que tous les étrangers qui le souhaitent. Une initiation au néerlandais sera aussi disponible pour les intéressés. L’anglais et l’espagnol seront aussi à la carte. 
    A coup sûr, les  parents d’élèves marocains devront s’habituer à toute une approche pédagogique particulièrement différente. Mais les horaires sont bien plus légers que ceux du système marocain. Les cours commenceront à 8h25 et se termineront à 15h10, voire 16h50 au plus tard pour les niveaux avancés. La restauration est prévue sur place pour permettre plus de souplesse entre les cours. Le brevet et le bac, eux, seront remplacés par leurs équivalents belges, le Certificat d’études de base (CEB) et le Certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS). Des sésames qui ouvrent la voie à l’enseignement au Maroc, en Belgique, mais aussi dans le reste de l’Europe. Quant aux devoirs, «le cadre légal prévoit qu’en première et deuxième années primaires, les travaux à domicile sont interdits». Mais certaines activités sont autorisées, «comme de courtes activités par lesquelles il est demandé à l’élève de lire ou de présenter à sa famille ou à son entourage ce qui a été réalisé ou construit en classe». On est loin du lourd cartable et des longues heures à apprendre ses leçons après une journée interminable.

    Tests d’admission

    L’ADMISSION se fera uniquement sur dossier (alors que la mission française impose un test y compris aux tout-petits) pour les enfants désirant s’inscrire à un niveau compris entre la 1re maternelle et la 1re primaire «ainsi que pour les enfants du personnel de l’équipe éducative et de l’administration de l’école». Mais à partir de la 2e année du primaire, les élèves seront invités à passer des «tests de vérification des niveaux scolaires», qui seront d’ailleurs organisés le week-end du 14 juin. Bien entendu, «les enfants fréquentant une école délivrant des diplômes validés par la Communauté française de Belgique du 1er septembre 2013 au 30 juin 2014, seront admis sans test de vérification des niveaux et selon les places disponibles».

    Rime AIT EL HAJ

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