Economie

Les grands projets marocains… profitent à l’Espagne!

Par | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
La LGV marocaine équipée de rails «made in Spain»
Lodgy, Doker et Sandero équipées moteurs et boîtes de vitesses des usines Renault ibériques

Les hauts fourneaux de la ville de Gijon. C’est dans cette aciérie au nord de l’Espagne que seront fabriqués les rails de la future Ligne à Grande Vitesse devant relier Tanger à Kénitra

LES projets d’infrastructure lancés par le Maroc semblent particulièrement profiter à l’Espagne. C’est le cas du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) devant relier Tanger à Kénitra dès 2016. L’annonce de la commande de 46.000 tonnes de rails en acier à la filiale espagnole d’Arcelor-Mittal pour cette ligne a été grandement applaudie chez notre voisin ibérique, surtout à Gijón, au nord. En effet, c’est là que se situe l’usine qui sera chargée de la fabrication de rails ferroviaires et qui devra dès 2014 commencer la production des rails spéciaux pour le TGV marocain. Grâce à cette commande, cette usine tirera son épingle du jeu parmi ses consoeurs du même groupe en Espagne, raconte la presse ibérique. Elle pourra non seulement maintenir l’emploi actuel, mais devra recruter une dizaine de postes supplémentaires directs lors des deux prochaines années sur lesquelles s’étale la commande. La nouvelle a aussi été appréciée par les sous-traitants de l’unité sidérurgique qui pourront eux aussi respirer et maintenir leurs postes d’emploi durant cette période de crise que traverse l’économie espagnole. Le contrat est d’autant plus intéressant qu’une deuxième phase du projet prévoit de continuer la voie à grande vitesse jusqu’à Casablanca, ce qui supposerait une deuxième commande d’un ordre de grandeur similaire.
Le projet de LGV n’est pas le premier projet d’envergure lancé au Maroc et qui profite à l’industrie voisine. Le secteur automobile espagnol lui aussi a été l’un des grands bénéficiaires de l’installation de l’usine de l’Alliance Renault-Nissan à Tanger. Les usines du constructeur français en Espagne sont parmi les principaux fournisseurs de l’unité tangéroise. C’est le cas de l’unité industrielle de Renault à Séville qui alimente en divers éléments de motorisation les deux chaînes de l’usine de Tanger. Cette usine fabrique respectivement des transmissions et boîtes à vitesse pour les différentes usines de montage de Renault en Europe.
L’usine de San Jeronimo a vu sa production boostée pour dépasser les 5.000 boîtes de vitesses par jour, soit un volume total de près de 1,8 million d’unités pour la seule année 2013, dont une bonne partie pour Tanger. Alors qu’en 2009 ce site n’avait fabriqué que 750.000 boîtes de vitesses pour des motorisations de petites et moyennes cylindrées.
Une autre usine à se frotter les doigts avec la montée en charge de Renault Tanger est l’usine des moteurs de Valladolid. Cette dernière assure un niveau de production équivalent à celui de l’unité de Séville afin de suivre la demande des chaînes tangéroises en moteurs.


Ali ABJIOU

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