Economie

FMI: Tout est bon, sauf les retraites

Par | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
C’est la plus urgente de toutes les réformes
Le Fonds insiste aussi sur la Justice et le change
Les projections gouvernementales de croissance sont en phase avec celles de l’institution

Source: TGR
La couverture des dépenses ordinaires par les recettes éponymes sur les onze premiers mois fait ressortir la prédominance des charges du personnel qui en accaparent 51,7%. Poste suivi par la compensation (24,3%) et les charges d’intérêts de la dette publique (11,7%). Le reste a été affecté aux investissements. Néanmoins, les besoins en financement du Trésor s’élèvent à  60,6 milliards

Satisfécit du Fonds monétaire international (FMI) sur les choix adoptés par le gouvernement. Mais l’appréciation est assortie de quelques recommandations. L’institution internationale se félicite en effet des  «performances réalisées en 2013 en dépit d’une conjoncture mondiale défavorable». Une croissance du PIB devant s’établir à 5%, des avoirs extérieurs de l’ordre de 4 mois d’importations et une inflation proche de 2%.
Autant d’indicateurs qui attestent de la résilience de l’économie nationale. Mieux, le FMI conforte les prévisions du gouvernement pour l’année prochaine. Plus optimiste que le HCP (3,2%) et le Centre marocain de conjoncture (2,7%), le Fonds prédit un taux de croissance proche de 4% contre 4,2% prévu par le projet de budget 2014.

Prêt de 300 millions de dollars de la Banque mondiale

LE conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé vendredi dernier un prêt de 300 millions de dollars (environ 2,4 milliards de DH). Il est destiné à financer des mesures transversales en faveur des populations rurales. Il s’agit notamment de favoriser le développement durable et la promotion de nouveaux secteurs comme l’écotourisme et l’aquaculture.

De plus, il considère que la prévision du déficit budgétaire à 4,9% du PIB est réaliste. Si toutefois, les perspectives d’amélioration du contexte international se confirment et en particulier, la situation dans la zone euro à laquelle le Maroc est fort arrimé. «Dans ce contexte, il est nécessaire de poursuivre les réformes engagées», martèle Jean-François Dauphin, chef de la mission du FMI qui a séjourné au Maroc du 5 au 19 décembre. A commencer par le rétablissement des équilibres fondamentaux. A cet égard, il est urgent de moderniser le cadre budgétaire via l’adoption d’une loi organique des lois de Finances. Car la réduction du déficit budgétaire devrait profiter à l’investissement dans les infrastructures socioéconomiques et assurer une croissance plus forte à même de développer la création des emplois.
Tout en saluant les efforts visant la réduction des dépenses fiscales, notamment dans le secteur agricole et la charge de la compensation, le FMI renouvelle ses appels à l’accélération des réformes. «Celle du système de retraite requiert un caractère des plus urgents», estime l’institution internationale. Car elle est garante de la viabilité des finances publiques.
Le positionnement du pays sur le marché international doit aussi être renforcé. Le FMI prend acte des efforts menés en termes d’attractivité et de diversification par marché et par produit mais la compétitivité n’est pas encore au rendez-vous. A cet effet, l’institution recommande comme à l’accoutumée plus de flexibilité du régime de change. A ses yeux, cela aiderait à soutenir la compétitivité et partant diversifier les échanges extérieurs. Mais le Maroc peut-il se permettre le luxe d’une dévaluation alors le déficit commercial dépasse de loin la valeur totale de ses exportations? D’autant plus qu’il peine à développer une offre exportable à forte valeur ajoutée.
En revanche, l’assainissement du climat des affaires via la réforme du système judicaire est de nature à renforcer l’attractivité du pays et le développement de l’investissement de manière générale.

Mention spéciale à la banque centrale

UNE mention spéciale a été attribuée à la banque centrale. Ceci, pour avoir renforcé le suivi du secteur bancaire et assurer le provisionnement des créances en souffrance qui ont légèrement augmenté cette année (6% contre 5% en 2012). Mais encore faut-il développer davantage le taux de bancarisation et l’accès aux crédits pour les PME.

A. G.

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