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Economie

FMI/Ligne de précaution
«Le Maroc n’a plus besoin d'y puiser»

Par L'Economiste | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
L’institution juge la situation rassurante
Elle prévoit un taux de croissance du PIB de 4% en 2014
La dette publique reste soutenable

«Le diagnostic de l’environnement économique marocain relève que le Royaume n’a pas besoin de recourir à la ligne de précaution de liquidité (LPL) décrochée auprès du Fonds monétaire international en 2012». L’affirmation est de Jean-François Dauphin, qui a conduit les consultations de 2013 sur la 3e revue des résultats économiques du Maroc. Il intervenait lors d’une conférence de presse, jeudi dernier à Rabat. Selon lui, «le Royaume n’a pas besoin de ces liquidités puisqu’il n’y a pas une détérioration sévère de l’économie internationale». D’autant que «les indicateurs économiques du Maroc se sont globalement améliorés en 2013, en dépit d’un environnement mondial défavorable». Le représentant du FMI a cité notamment la baisse des transactions courantes, la stagnation des réserves et la maîtrise de l’inflation. Mieux encore, il a estimé que la dette publique reste «soutenable». Pour lui, la légère reprise du marché international a favorisé l’amélioration des indicateurs nationaux. Sans oublier «la bonne récolte céréalière qui a permis au Maroc de baisser ses importations des produits agricoles», a-t-il souligné. D’ailleurs, le FMI table sur un taux de croissance de 4% en 2014. Cette prévision reste conditionnée par le développement d’activités non agricoles et la tenue d’une campagne agricole conforme à la moyenne.  En attendant, le chef de la mission du FMI au Maroc a vivement recommandé l’adoption d’un régime de change flottant. «Cela doit être fait en prenant en considération les orientations des politiques macroéconomiques», a-t-il précisé. En optant pour ce régime, le Maroc pourra s’adapter plus rapidement aux chocs externes. Néanmoins, ce système flexible peut être inflationniste dans la mesure où il entraîne moins de contraintes dans la politique monétaire. En attendant, Jean-François Dauphin a salué les efforts déployés par Bank Al-Maghrib pour renforcer son dispositif de supervision et assurer un provisionnement adéquat des créances en souffrance. «Ce qui a permis de préserver la stabilité du secteur bancaire», a-t-il ajouté. Cependant, la consolidation de la croissance de l’économie nationale exige l’amélioration du taux de bancarisation et la promotion de l’accès au crédit, particulièrement pour les PME. La mise en place de  l’indexation des produits pétroliers, qui a suscité une vive polémique, a également été saluée par la délégation du FMI qui considère que cette mesure permettra de réduire la vulnérabilité budgétaire.

Déficit public

POUR Jean-François Dauphin, chef de la mission du FMI au Maroc, l’objectif de ramener le taux du déficit public à 4,9% du PIB, tel que prévu par le projet de loi de Finances 2014, est approprié. Mais pour y parvenir, il faudra «réduire les charges de compensation et les exonérations fiscales agricoles». C’est d’ailleurs la démarche du gouvernement, qui a refusé une série d’amendements visant à maintenir certaines exonérations. Le ministre des Finances avait affirmé devant la Commission des finances de la Chambre des conseillers que le gouvernement veut couper court avec la logique des exonérations pour s’orienter vers les aides directes. En tout cas, les mesures prônées par le représentant du FMI devront être accompagnées d’un effort en termes de viabilité des finances publiques et de modernisation du cadre budgétaire par le biais d’une nouvelle loi organique des Finances. Le challenge est également de «réformer le système de retraite pour assurer sa pérennité et préserver ainsi la viabilité des finances publiques», a-t-il dit.

Hajar BENEZHA

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