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Entreprises

Energie éolienne
Le marché ouvert aux entreprises privées

Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
La nouvelle réglementation leur permet de produire et de distribuer l’électricité
Une capacité de 420 MW à l’horizon 2014
12 milliards de DH pour renforcer le réseau de transport par l’ONEE

L’objectif du plan éolien, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, est d’assurer la sécurité de l’approvisionnement et l’accès généralisé à l’électricité. A cela s’ajoutent la maîtrise de la demande et la préservation de l’environnement 

La diversification du mixe énergétique constitue l’une des principales orientations du Maroc pour faire face à la volatilité des prix du pétrole. Cela passe par le développement de la capacité de production des énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. D’ailleurs, le Maroc est considéré comme un modèle au niveau méditerranéen. Outre les grands projets de parcs éoliens mis en place dans différentes régions, le Royaume dispose également d’une législation très en avance dans ce domaine. En effet, «la loi 13-09 a permis d’ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence», a souligné Abderrahim Hafidi, directeur de l’électricité et des énergies renouvelables au ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, lors d’une conférence organisée jeudi dernier à Rabat. Aujourd’hui, «des opérateurs privés peuvent développer des capacités de production et de distribution de l’électricité à différents clients», a expliqué Fouad Douiri, ministre de tutelle. L’objectif est d’atteindre, dans une première phase, une taille de 420 MW. Une première tranche de 300 MW devra être opérationnelle cette année, le reste est prévu pour 2014. Des projets sont déjà lancés selon ce modèle ou celui du partenariat public-privé. Dans ce cas, en plus de l’opérateur privé, on retrouve d’autres organismes comme l’ONEE, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, ou encore le Fonds d’investissement énergétique. Il s’agit notamment du parc de Tarfaya, qui a été lancé la semaine dernière. Celui-ci «a été attribué via un appel d’offres sur le modèle marocain», a noté Ali Fassi Fihri, directeur général de l’ONEE. Ainsi, le marché remporté par le groupe français Nareva, qui sera réalisé grâce à un investissement de 4 milliards de DH, prévoit la construction du parc ainsi que la production et la vente d’électricité à l’ONEE pendant 20 ans. C’est également le cas pour le parc de Taza, dont l’accord d’achat d’électricité sera conclu dans les prochaines semaines. Pour ce genre de projets, «le mécanisme d’appels d’offres est complexe, dans la mesure où il faut passer par une étape de pré-qualification», a affirmé Fassi Fihri. Néanmoins, «ce sont les plus grands groupes mondiaux dans ce domaine qui se battent pour décrocher les marchés des parcs éoliens marocains», a-t-il ajouté. Et le ministère de l’Energie exige que ces soumissionnaires soient des constructeurs de turbines, et non pas seulement des développeurs. Car, au-delà de l’aspect relatif au coût le moins élevé dans l’appel à concurrence, le département de l’Energie insiste sur le niveau d’intégration industrielle de l’opérateur qui remporte le marché. En clair, le groupe qui décroche un marché d’exploitation d’un parc éolien doit également lancer des investissements au Maroc. En effet, en plus de l’objectif du développement de la capacité nationale de production des énergies renouvelables, l’idée est également de stimuler un impact économique de ces activités. De son côté, l’ONEE, «bras armé de l’Etat dans le domaine de l’électricité», comme l’a rappelé le directeur de l’Office, a mis en place un «plan d’extension et de renforcement du réseau de transport d’électricité, avec un budget de 12 milliards de DH à l’horizon 2016». Néanmoins, «les opérateurs privés ont la possibilité de construire leurs propres réseaux de distribution ou d’exportation, dans les zones où la capacité actuelle n’est pas suffisante», a fait savoir Hafidi. Désormais, «les producteurs privés, raccordés au réseau de la très haute tension et de la haute tension auront la possibilité de choisir leur fournisseur», a-t-il ajouté. Des études sont également lancées pour étendre cette approche à la moyenne tension, ainsi que pour examiner la possibilité pour ces opérateurs privés d’exporter l’énergie verte.

2.000 MW

 

Cette nouvelle modalité de développement de la capacité de production d’énergie éolienne s’inscrit dans un plan global présenté au Souverain en 2010. L’objectif est de produire 2.000 MW à l’horizon 2020, avec un coût s’élevant à 3,5 milliards de dollars. «Ce qui permettra une économie de combustibles avoisinant 15 millions de tonnes de pétrole par an, et d’émissions de CO2 évitées de 5,6 millions de tonnes par an», a fait savoir Fouad Douiri. Aujourd’hui, «il s’agit d’un programme qui avance, dans la mesure où une capacité de 287 MW est déjà opérationnelle». Il s’agit de trois parcs construits par l’ONEE, dont celui de Abdelkhalek Torres au Nord, et un autre parc privé mis en place par une cimenterie. 

Mohamed Ali MRABI

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