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Entreprises

Automobile: Les risques du mono-constructeur pèsent sur le secteur

Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
Des négociations avancées avec Nissan
Plusieurs visites des équipes de Tata
Les professionnels réclament un contrat-programme

En 4 ans les exportations de voitures de tourisme ont été multipliées par près de 20. L’entrée en service de l’usine de Renault Tanger a donné une véritable impulsion à la filière

Un an après l’entrée en service de l’usine de Renault Tanger, l’euphorie commence à s’estomper. «Un seul constructeur ne peut pas tirer la croissance de tout le secteur automobile», explique Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine de l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica). Pourtant, le secteur automobile a multiplié ses exportations par huit entre 2011 et 2012. Ainsi, les deux usines Somaca et Renault Tanger ont exporté l’équivalent de 7,1 milliards de DH, l’année dernière contre 892 millions de DH en 2011. Somaca a produit 58.400 véhicules en 2012, contre plus de 41.000 pour le site de Mellousa (voir L’Economiste du 2 février 2013). Toutefois, le secteur ne se résume pas uniquement à Renault. Sur les 70.000 emplois que compte la profession, 85% sont dans l’industrie du câblage et coiffes. La dépendance à un seul fragilise la profession. Pour l’Amica, l’implantation d’un deuxième constructeur est indispensable pour l’essor du secteur. D’autant plus, que le Maroc n’est pas le seul bénéficiaire de l’usine de Tanger. Les équipementiers espagnols approvisionnent une bonne partie des composants des véhicules produits à Mellousa. La destination Maroc est pour le moins attractive pour les constructeurs. Actuellement, Nissan est en négociation avancée avec le département de l’Industrie pour l’implantation d’une unité de production. Le géant indien Tata multiplie les missions de prospection pour sonder le tissu de fournisseurs locaux dans la perspective de la construction d’une usine au Maroc. Toutefois, les décisions tardent à venir. En plus d’une conjoncture internationale peu favorable plusieurs facteurs endogènes entrent en jeu.
Contrairement, à l’Espagne ou la Turquie le Maroc ne dispose pas d’un tissu industriel intégré qui couvre l’essentiel des métiers de l’automobile. Plus encore, les coûts du fret depuis le Maroc sont très importants. « Le coût de transport entre le Maroc et l’Espagne est deux fois plus élevé qu’entre la Roumanie et l’Espagne », souligne Abdelmoumen. Il est même plus cher qu’entre la Turquie et le Portugal. De quoi décourager bien des investisseurs. Toutefois, le véritable handicap est le manque d’investissement marocain dans le secteur. Dans ce sens, l’Amica vient de présenter un projet de contrat-programme au ministre du Commerce et l’Industrie. En 2009, la profession s’est vue refuser un premier contrat-programme, mais cette fois-ci la corporation est beaucoup plus confiante. La stratégie d’Abdelmoumen se base sur l’amélioration de l’accessibilité aux financements pour les entreprises. «Un fonds public-privé d’une valeur de 800 millions de DH a été créé dans le cadre du Plan Emergence pour le financement du secteur automobile sans qu’aucun projet ne voit le jour», regrette le président. Les professionnels veulent également restructurer le centre technique Cetiev pour assurer des fonctions de recherche et de soutien pour le secteur en termes de R&D et en tests d’équipements. Le volet social occupe une place importante dans la stratégie. Il est question de la négociation d’une convention collective pour le secteur automobile et de sensibiliser les syndicats face à ses exigences et des conséquences de tout arrêt de chaine de production. Un programme ambitieux mais qui devra être suffisamment ficelé pour convaincre le gouvernement d’investir en ces temps de crise et de creusement du déficit budgétaire.
  
IL. B.

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