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    Liquidités
    Les besoins des banques s’accentuent

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Le déficit de trésorerie dépasse 65 milliards de DH à fin janvier
    La distribution de crédit poursuit son ralentissement

    L’effet restrictif de 600 millions de DH sur les trésoreries bancaires et l’augmentation de la réserve obligatoire aggravent le besoin de liquidité de 1 milliard à 65,5 milliards de DH

    Si le déficit commercial s’allège au terme du mois de janvier (voir aussi page 12), les avoirs extérieurs de Bank Al-Maghrib, eux, poursuivent leur baisse. Une baisse qui a induit un effet restrictif de 600 millions de DH sur les trésoreries bancaires. Ajouté à cela, une augmentation de la réserve obligatoire, le besoin de liquidité s’aggrave de 1 milliard pour atteindre 65,5 milliards de DH. Par conséquent, BAM a augmenté ses interventions sur le marché de ses injections, le portant à 70,4 milliards, dont 52 à travers les avances hebdomadaires, 15 par le biais des opérations de pension livrée à 3 mois et 2,4 en opération des prêts garantis. Dans ces conditions, difficiles pour les banques d’ouvrir le robinet du crédit. D’ailleurs, les prêts bancaires ont poursuivi leur ralentissement. Un ralentissement qui se traduit, toutefois par des évolutions différenciées. Ainsi, les facilités de trésoreries, ont augmenté de 7,8% en glissement annuel après 10,5% en 2012. Parallèlement, les prêts à l’équipement se sont contractés de 2%, poursuivant ainsi leur trend baissier entamé depuis juillet 2012. Les crédits consommation se sont, par contre, accrus de 9,8%. En revanche, les crédits immobiliers ont augmenté de 6,1% contre 5,5%. Pour BAM, cette hausse traduit une atténuation de la baisse des prêts aux promoteurs et un maintien du taux de progression des crédits à l’habitat à 9,8%».
    Le ralentissement de la distribution du crédit n’impacte que peu l’évolution des créances en souffrance. Les impayés ont au contraire progressé de plus de 9% contre seulement 7,6% précédemment. Il s’agit, selon l’institut d’émission d’un effet de base lié au net fléchissement observé en décembre 2011.
    Par agent économique, l’évolution du crédit bancaire traduit également un ralentissement aussi bien de la progression des prêts destinés au secteur privé que des concours au secteur public. Le taux d’accroissement annuel des crédits au secteur privé est revenu à 4,9% contre 5,2%. Cette évolution recouvre une décélération du rythme d’accroissement des crédits accordés aux ménages et une stagnation à 3,8% de celui des sociétés non financières. De même, les concours au secteur public ont augmenté de 22,5% au lieu de 24,3% un mois auparavant.
    Pour ce qui est des créances nettes sur l’administration centrale, elles se sont accrues de 17,6% après 25,7%, reflétant essentiellement «la décélération du taux de progression des créances nettes des autres institutions de dépôts». Quant aux avoirs extérieurs nets leur encours demeure inférieur de 16,7% à celui enregistré au titre de la même période de l’année 2011, malgré une hausse mensuelle de 5,8%. Ceci dit, Ils s’établissent à 138,1 milliards de DH, en baisse de 13,6% en glissement annuel.


    M. A. B.

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